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LFR ajournée : les députés pour le changement refusent son adoption

La présence des députés pour le changement à l’Assemblée nationale a été la grande surprise hier à Tsimbazaza. Ces derniers ont demandé l’ajournement de l’adoption du projet de loi de finances rectificative (LFR), dans le but d’y intégrer les revendications syndicales.

Les députés pour le changement restent fidèles aux militants de la place du 13 mai et dans ce sens ont rejoint la Chambre basse hier pour défendre l’intérêt de la population. C’était également une occasion de faire passer leur message à l’endroit des ministres présents dans la salle, notamment ceux des Finances et du budget, Vonintsalama Andriambololona, et celui de l’Energie, Lantoniaina Rasoloelison.

 Pour eux, «La loi de finances ne sera adoptée qu’une fois toutes les revendications des divers syndicats y soient intégrées». «Pour l’heure, nous n’adopterons pas cette loi qui ne traduit pas les revendications actuelles», a indiqué Me Hanitra Razafimanantsoa. Ce qui a justifié leur demande d’ajournement de session.

Justifications

Les députés pour le changement estiment que «Certaines modifications doivent être apportées à la LFR pour satisfaire les syndicalistes sur la place du 13 mai», cela d’autant plus que leurs revendications semblent justifiées.

Dans la foulée, les députés pour le changement soupçonnent certaines malversations du HVM. Il semblerait en effet que le budget des ministères sous l’égide du HVM pourrait être augmenté de 4% afin d’alimenter les caisses destinées à la campagne électorale. Une situation tout à fait inacceptable, selon les députés pour le changement.

Des députés plus nombreux que d’habitude et des prises de paroles successives qui ont énervé plus d’un. Sur ce point, le député Harijaona Randriarimalala a même quitté la salle, prétextant avoir été privé de parole.

Une trentaine de députés ont alors décidé de voter l’ajournement de la LFR bien que la date ne soit pas encore déterminée. Il faut d’ailleurs noter que les travaux de commissions y afférents n’ont pas pris en compte la formation du nouveau gouvernement qui a été réduit à 30 ministères au lieu de 31. A noter que la session ordinaire sera clôturée le 29 juin prochain.

Tahina Navalona

 

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