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Guichet unique à l’exportation : poursuite des activités malgré certaines difficultés

Guichet unique à l’exportation    : poursuite des activités malgré certaines difficultés

Le Guichet unique à l’exportation (GUE) de Madagascar, fonctionnel depuis juillet 2016, réunit dans un même endroit les départements concernés par les procédures à l’exportation, afin de réduire les coûts et le délai de traitement des dossiers. Mais le guichet connaît aujourd’hui une certaine stagnation dans ses activités.

Une session d’information intitulée «Les procédures d’importations et d’exportations dans le cas pratique, le Guichet unique à l’exportation», et organisée par le ministère du Commerce et de la Consommation (MCC) et la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), s’est tenue hier dans les locaux de la CCIA à Antaninarenina.

A cette occasion, selon Henintsoa Randriamasy, chef de service de la Promotion des exportations du MCC, le GUE connait actuellement quelques difficultés. «Lors de la mise en place du GUE, il était prévu d’y intégrer dix départements ministériels. Toutefois, seuls quatre ministères répondent encore présents, dont le ministère du Commerce et de la consommation (MCC), le ministère de la Santé publique, le ministère en charge de l’Agriculture et celui de l’Environnement, de l’écologie et des forêts. L’adhésion des autres départements est encore en suspens à cause du contexte politique et économique», a-t-elle expliqué.

Cette circonstance n’empêche toutefois pas le GUE de poursuivre ses activités. «La priorité, actuellement, c’est d’avancer vers la dématérialisation et d’inciter les ministères concernés par l’exportation à adhérer au module Midac, comme pour l’importation», a ajouté Henintsoa Randriamasy.

Mise en cohérence des textes

Les questions soulevées, lors de cette séance d’information, tournaient souvent autour des procédures d’exportation et des dossiers à fournir pour chaque type de produit. En effet, les procédures diffèrent d’un produit à l’autre. Les autorités et les exportateurs ont en outre constaté diverses incohérences dans les textes existants.

Comme dans les filières vanille et girofle par exemple, à la différence de certains autres produits de rente, ceux qui veulent exporter doivent obligatoirement figurer dans la liste des exportateurs agréés. «La liste, établie pour chaque campagne, est dressée par le MCC. Toute société peut demander à figurer dans cette liste, qui est ensuite envoyée aux directions régionales du Commerce, pour large diffusion aux opérateurs économiques et remise à la Douane pour la sortie aux frontières des marchandises», a expliqué en outre notre interlocuteur.

Les procédures d’exportation constituaient jusque-là les principales mesures non tarifaires contraignantes à l’exportation venant de Madagascar. En tout cas, selon toujours ce responsable, le MCC met aujourd’hui en œuvre un projet de mise en cohérence des textes sur les procédures à l’exportation. Ce projet a débuté avec la filière vanille et prévoit dans ce sens d’établir un texte spécifique pour chaque produit d’exportation.

Lors de l’inauguration de ce guichet unique, il a été évoqué qu’il évoluera par la suite en Agence nationale à l’exportation, laquelle sera une réelle plateforme de collaboration public-privé.

Arh.

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