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Conjoncture : priorité aux élections !

Conjoncture  : priorité aux élections !

La tenue des élections dans le meilleur délai et conformément à la dernière décision de la HCC demeure l’unique voie pour sortir du quiproquo actuel. Le nouveau ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Tianarivelo Razafimahefa a d’ailleurs mis l’accent sur ce point hier, lors de sa prise de fonction.

«Une élection crédible et transparente. C’est notre principal crédo pour cette année avec mes collègues (…). C’est la population qui nous a donné la légitimité de la représenter et nous sommes là pour réaliser ses attentes, notamment la tenue des scrutins fiable». Cette déclaration est du nouveau ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, hier, lors de la passation de service qu’il a effectuée  avec son prédécesseur Olivier Mahafaly.

Le nouveau locataire de la maison «Patte d’éléphant» sise à Anosy rejoint ainsi les propos du Premier ministre lors de la prise de fonction à Mahazoarivo sur l’importance de tenir les consultations populaires pour cette année. Par ailleurs, aussi bien les principaux partenaires du pays que les élus de l’opposition s’alignent sur ce sujet. Quant aux textes qui devraient régir les élections, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation préfère s’en tenir aux textes récemment adoptés et charcutés par la HCC. «Les lois électorales ont été déjà promulguées», a-t-il ajouté.

Des acteurs politiques font fausse route

A ce propos, la rencontre entre la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les différentes parties prenantes aux élections, hier à Antaninarenina, a été un camouflet.

En effet, si les discussions devaient être axées sur la tenue d’élections crédibles dans un climat apaisé, bon nombre d’acteurs présents dans la salle ont préféré évoquer les résolutions prises au CCI Ivato, lors d’une rencontre initiée par le Conseil du Fampihavanana malagasy (CFM). Au final, aucune date n’a été avancée, au contraire, les discussions étaient focalisées sur une nouvelle recomposition de la Ceni mais aussi sur la nécessité de procéder à la refondation de la nation.

En fin de compte, les participants attendent la mise en œuvre d’un accord politique. «Nous avons attendu que cet accord politique soit finalisé mais ce ne fut pas le cas», a indiqué le président de la Ceni, Hery Rakotomanana. «S’il n’y a pas d’accord politique portant sur la conduite du processus électoral à venir, la Ceni exécute et exécutera ses missions suivant les textes en vigueur», a-t-il ajouté. Pour l’heure, l’organe électoral ne peut encore procéder à la détermination d’une date précise. «Plusieurs dialogues devraient encore être entamés», selon le numéro un de la Ceni en faisant référence au nouveau gouvernement mais également les partenaires techniques et financiers. «Il faudrait également résoudre l’aspect financier avant de pouvoir avancer dans le processus», a-t-il conclu. La date des élections ne sera alors déterminée qu’à l’issue de ces différentes discussions.

Rakoto

 

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