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Baies roses : production prometteuse dans l’Anosy

Baies roses  : production prometteuse  dans l’Anosy

La région Anosy est la première productrice de baies roses de la Grande île, avant Bongolava, en se référant aux statistiques existantes. Avec 15,5 tonnes de baies produites en 2014, la quantité a été à 57,2 tonnes l’année dernière. La majorité de la production est exportée vers le marché européen.

L’introduction de la baie rose ou poivre rose dans l’Anosy date de 2001 grâce au Centre technique horticole de Toamasina (CTHT) avec l’appui de l’Union européenne. Et, la vulgarisation et la diffusion de  plus de 21.000 plants ont été entamées entre 2011 et 2013.

Dans la foulée, l’appui aux producteurs de baies roses, de la production de boutures aux opérations post récoltes, surtout à Mandiso et à Isaka Ivondro,  a commencé en 2014 et l’année suivante était consacrée au renforcement des acquis et à l’extension de la zone d’intervention via le projet Pôle intégré de croissance (Pic 2).

A titre d’information, la baie rose est originaire d’Afrique du Sud, plus exactement du Brésil. Les principaux pays producteurs sont La Réunion, le Brésil, Mayotte, la Guyane et Madagascar. En comparaison aux baies roses du Brésil, la production malgache est de meilleure qualité mais à quantité moindre.

 Sur le plan national, les baies roses de l’Anosy sont de meilleure qualité, par contre la qualité marchande de celles du Bongolava est supérieure, avec une moyenne de production annuelle de 20 tonnes. L’Anosy en a produit 15,5 tonnes en 2014 et 57,2 tonnes l’année dernière, soit un revenu de 380,8 millions d’ariary pour les producteurs. Les prévisions pour les deux prochaines années tablent sur une production de 68 tonnes, cette année et 88 tonnes en 2019.

Le dernier recensement dans l’Anosy fait état de 1.983 producteurs avec plus de 140.000 pieds de poivriers. Cette année, huit opérateurs œuvrent directement dans la collecte et le commerce des produits contre cinq l’année dernière.

Perspectives des acteurs de la filière

Pour plus d’efficience dans la stratégie de développement de la filière, les producteurs exigent, entre autres, le renouvellement des plants de poivriers et demandent des hangars de manutention. Ils désirent également une augmentation des prix de vente. Toutefois, 70% des producteurs sont réticents dans l’établissement d’un contrat commercial.

Les acheteurs, de leur part, constatent que la qualité marchande se dégrade, or le prix augmente au niveau des producteurs. La collecte dans certaines communes, comme Ranomafana, pose problème du fait que les coûts de collecte s’élèvent à cause de l’état des routes. Pourtant,  les producteurs exigent des prix semblables à ceux des communes faciles d’accès. Le kilo de baies roses varient de 6.500 à 35.000 ariary, selon la qualité du produit (grade 1 : environ 5% de défaut ; grade 2 : environ 15% de défaut ; grade 3 : environ 30%).

Outre l’Anosy et le Bongolava, l’Atsinanana et l’Atsimo Atsinanana figurent également parmi les régions productrices de la Grande île.

Arh.

 

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