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Cultures maraicheres : Asara-Aina a fait ses preuves dans l’Anosy

Cultures maraicheres   : Asara-Aina a fait ses preuves dans l’Anosy

600 kg à 1 tonne de produits maraîchers débarquent chaque semaine sur le marché de Taolagnaro. Cette quantité ne suffit cependant pas à satisfaire les besoins de la population et des entreprises locales. Le projet «Amélioration de la sécurité alimentaire et du revenu agricole et Actions intégrées de nutrition et d’alimentation (Asara-Aina)»,  a fait ses preuves dans la région pour tenter de combler ce gap.

Lancé au mois de décembre 2013, le projet Asara-Aina, mis en œuvre dans l’Anosy, particulièrement dans les communes d’Ifarantsa, de Mandiso et de Soanierana, arrive à son terme cette année. Les réalisations relatives à ce projet ont été présentées mercredi dernier. Avec un financement de 36 millions d’euros de l’Union européenne, réparti sur quatre ans, les objectifs portaient sur l’appui à la production, le soutien aux chaînes de valeur, la finance rurale et les infrastructures rurales.

La réussite d’Asara-Aina se manifeste surtout par une réponse active de la population bénéficiaire des services fournis par le projet. Si avant 2013, les activités capitales reconnues dans cette région ne sont que l’exploitation minière, le tourisme, l’artisanat et la pêche, la situation a changé. Aujourd’hui, après la mise en pratique des volets du projet Asara-Aina, des résultats palpables sont constatés. Une organisation est constatée dans la société et dans les ménages. Les organisations paysannes s’instaurent. Et l’économie locale commence à décoller. Aux moins 1.000 ménages ont bénéficié directement et indirectement des retombées du projet.

Impact socio-économique au niveau des producteurs

En effet, l’impact socio-économique dudit projet au niveau des producteurs a déjà été dessiné lors de son lancement. La plupart des exploitants agricoles de la région investissaient auparavant dans la culture de subsistance de contre-saison (manioc, taro, patate…) ou encore de brèdes.

Avec Asara-Aina, ces exploitants ont commencé à entreprendre et s’élancer dans la production maraîchère, renforce la riziculture et l’apiculture et étend les nouvelles cultures de rentes comme la baie rose. Ils ont peu à peu investi dans l’agriculture familiale et à améliorer l’économie des ménages. Ils ont développé beaucoup plus de choix de culture et dans les méthodes de production mais aussi et surtout dans la commerce des produits. Particulièrement pour les produits maraîchers, les producteurs ont commencé à proposer beaucoup plus de variétés de légumes autres que les brèdes, à savoir le haricot vert, les aubergines africaines (angivy), les choux, etc.

A titre d’illustration, le manioc, le taro et la patate se vendent à 500 ar/kg contre 5.000 ar/kg pour l’haricot vert, 2.000 ar/pièce pour le chou et 1.000 ar/kapoaka ( le contenu d’une boîte de lait concentré) pour les aubergines africaines. Côté rentabilité, la culture des aliments de subsistance nécessite des dizaines de milliers d’ariary dans les plantations. Par contre, les produits maraîchers exigent moins de travail à raison de deux entretiens par semaine.

En d’autres termes, la diminution du coût de main-d’œuvre et de production a effectivement permis aux ménages producteurs d’augmenter leurs recettes. Si le troc faisait encore partie des habitudes de certains ménages, aujourd’hui, ils utilisent des monnaies fiduciaires, ils amliorent leur habitat, leurs enfants poursuivent les études…

Au vu de cette réussite, la continuité du projet Asara-Aina sera le projet «Appui au financement de l’agriculture et aux filières inclusives dans le sud et sud-est de Madagascar (Afafi-Sud)», qui vient d’être lancé jeudi dernier à Taolagnaro même.

Arh.

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