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Non aux compromis

Non aux  compromis

Chaque étape de l’application de la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) se bute aux réticences du président de la République. Car à tous les coups, son pouvoir et son parti se sentent de plus en plus lésés et isolés.

Maintenant, la clé de répartition des chaises au sein du gouvernement Christian Ntsay qui pourrait être actée par un «accord politique», écrit noir sur blanc dans la décision de la HCC du 25 mai dernier, est en gestation difficile. Le HVM, qui n’a pas fait bonne impression durant toutes ces années, brigue encore le rôle de protagoniste au palais.

Alors que sur la place du 13 mai, et d’après l’avis de nombreux observateurs, les membres du parti présidentiel, qui ne dispose d’aucun élu à Tsimbazaza, n’ont pas le droit légal de faire partie des ministres du nouveau gouvernement. Sans conteste, le Mapar est le mieux représenté à l’Assemblée nationale, suivi du Tim…

Et le message est clair, «zéro redoublement…le consensus s’applique seulement à la nomination du premier ministre mais pas à celle des ministres». C’est pourquoi la présidence met de nouveau dans l’impasse le processus vers l’apaisement.

Du côté des 73 députés pour le changement, il n’y a rien à négocier. D’ailleurs, la HCC n’a pas prononcé que la composition du gouvernement de consensus devait être obligatoirement faite sur la base d’un accord politique. En d’autres termes, il appartient aux députés de l’opposition de concéder pour arriver à un compromis. Et à défaut, la suite de la décision des juges constitutionnels se passent de commentaire car il s’agit d’appliquer la loi, relative à l’article 54 de la Constitution et aux dispositions de l’Arrêt n°11-CES/AR 14. .

Et comme la nomination des ministres sur proposition du premier ministre incombe au chef de l’Etat, ce dernier aura jusqu’à lundi pour se soumettre au jugement de la HCC

JR.

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