Flash
Préc Suiv

Élections anticipées : la Ceni attend le nouveau gouvernement

Élections anticipées  : la Ceni attend le nouveau gouvernement

La Ceni attend impatiemment la mise en place du nouveau gouvernement afin de poursuivre  le processus électoral. Les élections anticipées étant la priorité, l’organe électoral prévoit  les organiser avant le 26 novembre prochain.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait déjà proposé le 29 août comme date la plus proche en vue des élections anticipées. Mais, vu l’évolution de la situation actuelle, cette échéance ne pourra plus être retenue étant donné que la période de 90 jours pour la convocation des électeurs est largement dépassée.

Pour l’instant, l’organe électoral ne peut que poursuivre ses activités en attendant la mise en place du nouveau gouvernement. «Les lois électorales ont déjà été clarifiées par la HCC, l’apaisement est déjà plus ou moins en bonne voie, il ne reste plus que la mise en place du gouvernement pour poursuivre le processus, pour ne citer que la détermination de la date des élections», a indiqué le vice-président de la Ceni, Philibert Randriamanantsoa, joint au téléphone hier.

«Si les parties souhaitent des élections anticipées, ces dernières devraient se tenir avant le 26 novembre prochain», a-t-il ajouté, soit avant la saison pluvieuse. Dans tous les cas, la Ceni est actuellement en train d’étudier d’autres variantes. Un cadre de concertation multi-acteurs se tiendra d’ailleurs mardi prochain.

Gap de 17 milliards d’ariary

Les lois électorales ayant déjà été validées par la HCC, la Ceni devra procéder à quelques modifications, notamment la création de quelques 4.400 bureaux de vote dans toute l’île.

«Cela n’est pas aussi simple, particulièrement sur le plan technique et financier», a soutenu le vice-président de la Ceni. L’organe devra ainsi combler un gap de près de 17 milliards d’ariary. «Nous sommes déjà en pleine discussion avec nos partenaires et d’autres discussions seront entamées avec le nouveau gouvernement», a-t-il expliqué. A noter que la Ceni dispose actuellement de près de 40 milliards d’ariary pour la présidentielle.

Néanmoins, des bruits courent actuellement selon lesquels une recomposition de la Ceni serait nécessaire. Certains acteurs estiment en effet que la composition actuelle n’est pas assez neutre étant donné que la plupart des membres sont issus du régime actuel.

«Nous n’y voyons aucun inconvénient si l’intérêt de la nation est en jeu»,  déclaré Philibert Hervé Randriamanantsoa. Cependant, «Si on veut toujours des élections anticipées, la reconstitution des membres de la Ceni pourrait prendre du temps», a-t-il conclu.

Tahina Navalona

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique