Flash
Préc Suiv

Nouveau gouvernement : le HVM indésirable

Nouveau gouvernement  : le HVM indésirable

Les députés pour le changement ont été clairs et fermes hier lors de leur prise de parole sur la place du 13 mai. Aucun membre du HVM ne devrait intégrer le nouveau gouvernement et la dernière décision de la HCC le confirme.

Suite à leur rencontre avec le nouveau Premier ministre, Christian Ntsay, les 73 députés ont fait un rapport sur la place du 13 mai. Pour eux, en respectant la logique, aucun ministère ne devrait revenir au HVM, étant donné que la répartition devrait se faire selon les rapports de force à l’Assemblée nationale et conformément à la décision de la Cour électorale spéciale de février 2014.

«Le consensus s’applique à la nomination du Premier ministre et non pour le gouvernement», a déclaré Me Hanitra Razafimanantsoa, en soulignant que la mise en place du gouvernement devra suivre la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 25 mai dernier.

L’article 7 de la décision de la HCC stipule que «Le Président de la République nomme les  ministres de souveraineté sur la base d’une clé de répartition convenue avec les forces politiques, proportionnellement aux dispositions de l’Arrêt n°11-CES/ AR.14».

Or, «Le HVM n’a aucun élu à l’Assemblée nationale», a soutenu l’élue du 1er arrondissement. «Le Mapar est en position de force», a indiqué pour sa part la députée Christine Razanamahasoa.

Devoir de redevabilité

«Si nous n’avons pas revendiqué la démission du chef de l’Etat, il n’y aurait jamais eu de Christian Ntsay», a souligné Me Hanitra Razafimanantsoa. De ce fait, «Vous avez un devoir de redevabilité envers nous, les 73 députés». Elle explique alors que la nomination de ministres issus du HVM ne serait pas conforme à la décision de la HCC.

Pour les députés du changement, la question ne devrait même pas se poser. «Zéro redoublement dans le prochain gouvernement», ont-ils annoncé. En effet, des bruits courent selon lesquels certains ministres pourraient être reconduits, notamment celui du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

La manifestation sur la place du 13 mai se poursuivra alors jusqu’à la formation du nouveau gouvernement. Les 73 députés se chargeront même de déposer chaque ministre à son poste, point de départ pour la tenue d’élections libres et crédibles.

Tahina Navalona

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique