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Gouvernement : tractations autour des ministères clés

Gouvernement  : tractations autour des ministères clés

Après la nomination du Premier ministre, la répartition des postes ministériels  fait actuellement l’objet de débats au sein des forces politiques.

«Tous les ministres du gouvernement Mahafaly ne devraient plus être reconduits», a fait savoir l’ancien parlementaire de la Transition, Henri Jean-Michel. C’est ce qui résume l’attente des élus pour le changement par rapport au futur gouvernement. En effet, à l’heure actuelle, les yeux sont rivés sur la composition du gouvernement qui sera dirigé par Christian Ntsay, le nouveau Premier ministre.

 Selon des sources concordantes, le ministère de souveraineté fait l’objet de surenchère de la part des principaux acteurs politiques. A ce titre, le ministère des Finances et du budget, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense nationale, le ministère de la Justice ainsi que le ministère de l’Intérieur attirent les convoitises.

 A priori, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a déjà donné des indications sur les forces politiques qui ont le droit de lorgner sur ces postes. Selon l’article article 6 de la décision de la HCC du 25 mai, «Le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre, dans un délai de sept (07) jours pour compter de la nomination du Premier ministre, conformément aux dispositions de l’article 54 de la Constitution  et aux termes de l’Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l’article 54 de la Constitution et sur la base de l’Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4ème République».

En d’autres termes, il appartient au Mapar, au Tim ainsi qu’au VPM-MMM de trouver des personnalités idoines à ces postes ministérielles.

Préparatifs des élections

Les élus du Mapar relativisent en tout cas sur la portée de ces postes. «Sa mission (le gouvernement, ndlr) première reste cantonnée aux préparatifs électoraux et ce, pour une durée déterminée», a fait savoir l’élue de Mahanoro, Irma Lucien Naharimamy, sur les chaînes «Miara-manonja», hier.

D’après les ténors de cette formation, l’objectif c’est d’œuvrer pour instaurer «un climat d’apaisement dans un respect total d’un État de droit en vue de procéder à l’organisation des élections crédibles, inclusives, transparentes et acceptées par tous».

 En tout cas, pour des formations politiques comme le Tim, qui n’ont pas eu la responsabilité de nommer le Premier ministre, des sources notent que cette formation politique met dans sa ligne de mire le ministère de la Justice, celui de l’Industrie et du Commerce. L’objectif de l’ancien Chef de l’Etat est de mettre en mouvement toute la machine économique avant la présidentielle tout en pensant à sa condamnation en 2010.

Rakoto

 

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