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L’après « Transition »

L’après « Transition »

Enfin un Premier ministre. Si, auparavant, il a fallu beaucoup plus de temps au président de la République pour nommer ses Premiers ministres, comme c’est le cas avec les deux précédents, cette fois-ci, il n’aura fallu que quelques jours pour en avoir un. Il faut dire que cette fois-ci, le Chef de l’Etat n’a pas eu trop de choix. A force de se cantonner dans sa tergiversation à outrance depuis quatre ans, la Haute cour constitutionnelle en avait assez. Sur l’injonction des juges, le Chef de l’Etat n’a pas eu d’autre choix que de se plier ou, à défaut, d’accepter que les élus pour le changement et leur partisans prennent les choses en main. Il vaut mieux tard que jamais dit-on. Ce n’est donc qu’aujourd’hui que  l’esprit de la disposition de l’article 54  de la Constitution a été respecté. Car le Mapar a adoubé le nouveau Chef du gouvernement en officialisant son appartenance dans sa liste.

Nous avons un Premier ministre, c’est bien,  mais les priorités sont ailleurs. Il ne s’agit nullement d’une question d’individu, loin de là. Il s’agit en fait de préparer le terrain des  consultations populaires à venir dans un environnement apaisé et où les règles du jeu sont claires. Et que personne ne pourra tricher. En effet, le nouveau premier ministre  aura la lourde tâche de diriger l’administration pendant les élections à venir. Des élections qui, comme le soulignent les élus pour le changement, constituent la seule voie pour remettre le pays sur les rails du développement et de l’émergence.

Car c’est là le plus important. Il ne s’agit pas d’aller vers une nouvelle Transition, mais de réaliser une nouvelle élection qui permettra de connaître en qui la population veut confier la conduite du pays. Peu importe le nombre des ministères acquis par tel ou tel  parti politique, c’est l’après élection qui prime avant tout.

Rakoto

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