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Le supplice de Tantale

Le supplice de Tantale

De nouveau, les projecteurs sont braqués sur la Haute cour constitutionnelle, le dernier rempart contre l’outrage aux textes fondamentaux…jusqu’à preuve du contraire.  Ainsi, comme il fait s’y attendre, à part le président de la République, tous les chefs d’institution à la solde du régime ont demandé aux juges constitutionnels de revoir leur copie sur les dispositions de l’article 54 car, pour le parti au régime, les tenants et aboutissants de ce texte restent inexplicites. En un mot, une réponse de Normand.

Et, plus d’un n’en revient pas. Car les juristes, les magistrats, la société civile et même l’opinion publique ont tiré une interprétation simultanée difficile à réfuter que l’article 54 donne au Mapar le droit de nommer le premier ministre de consensus.

Du côté des 73 députés pour le changement, les jeux sont faits. Ce n’est plus la peine de revenir là-dessus.  D’ailleurs, ils ont déjà entamé toutes les procédures pour appliquer en bonne et due forme la décision de la HCC. Les trois noms des premiers ministrables ont déjà été proposés auprès du président de la République.

Du coup, le HVM espèce avoir quel genre de réponse auprès de la HCC ? Qu’effectivement, elle s’est trompée de termes de référence ou même de date sur l’avis du 14 février 2014 «portant interprétation des dispositions de l’article 54 de la Constitution et sur la base de l’Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4ème République».

Devant l’évidence, le parti présidentiel s’échine  encore à ne pas admettre que le vent est en train de tourner en sa défaveur et que son régime bat maintenant de l’aile. Il est fort probable que la HCC ne fasse pas faux bond pour dire au président de la République que continuer à se battre comme des moulins à vent, ne serve plus à rien.  Le temps est venu de faire amende honorable. La vérité est dans le texte.

Andry Rabeson

 

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