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Institut pasteur de Madagascar :engagement renouvelé dans l’appui à la santé

Institut pasteur de Madagascar  :engagement renouvelé dans l’appui à la santé

Présent depuis 120 ans à Madagascar, l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) n’a cessé d’épauler le pays dans l’éradication des différentes maladies infectieuses (la rage humaine, la peste…). A ce sujet, il vient de renouveler ses engagements dans la promotion de la santé et la science dans le pays.

L’IPM célèbre ses 120 ans d’interventions au service de la science et de la santé à Madagascar. Cette semaine pour débuter cet anniversaire, des journées scientifiques abordant des thèmes différents sont au programme. Comme partout ailleurs, l’IPM a également contribué à l’évolution de la recherche dans les domines de la santé et de la science ainsi qu’à la lutte contre plusieurs maladies infectieuses, depuis le début du 19e siècle à Madagascar.

Rappel d’histoire. A cette époque, des vaccins existaient déjà pour lutter contre la variole et la rage humaine, mais vu le trajet, la durée de transport en partant de Paris pour Madagascar les rendait inactifs.

«De ce fait, le Général Gallieni, Gouverneur de Madagascar à l’époque, décide par un arrêté du 17 mars 1898 de mettre en place un Institut vaccinogène et antirabique qui fabriquerait des vaccins contre la rage et la variole», d’après un communiqué de l’IPM.

Les premières doses de vaccin contre la variole ont pu être produites dans le pays dès novembre 1899, ce qui a permis l’éradication de cette maladie dans la Grande île. A titre d’information, Madagascar est le premier pays à avoir éradiqué la variole en 1917.

Par contre, la fabrication du vaccin contre la rage a mis plus de temps compte tenu de différents problèmes techniques. Mais le 6 janvier 1901, le service antirabique a ouvert ses portes, permettant ainsi le traitement d’une centaine de sujets exposés à la rage.

Grâce à l’appui de l’IPM, depuis 1901, la vaccination antirabique n’a jamais cessé à Madagascar. De nos jours, environ 6.000 personnes sont prises en charge gratuitement par le centre de traitement antirabique de l’IPM chaque année. A noter que l’Institut ne produit plus de vaccin antirabique mais achète et distribue 35.000 flacons de vaccin par an aux 30 centres antirabiques sous tutelle du ministère de la Santé.

Lutte contre la peste

L’année de création de l’Institut coïncide également avec l’arrivée de la peste à Madagascar, dont le premier cas a été diagnostiqué à Toamasina le 24 novembre 1898. A partir de cette époque, l’IPM n’a cessé d’effectuer des travaux de recherche et de participer à la lutte contre cette maladie.

Ainsi, l’année dernière, l’IPM s’est fortement mobilisé au côté du ministère de la Santé dans la lutte contre l’épidémie de peste qui a sévi dans la Grande île, en menant le diagnostic biologique, en participant à  la surveillance épidémiologique ou encore en fournissant de tests de diagnostics rapide (TDR) aux centres de santé…

Fort de ses 550 personnels, dont 95% sont des Malgaches et avec ses neuf unités de recherche pathologique (la peste, la tuberculose, le paludisme, la résistance aux antibiotiques, la bilharziose, la grippe et la poliomyélite), plus dix Centres et laboratoires nationaux et internationaux, l’IPM poursuit ses missions, est reste fidèle à la vocation pasteurienne : la compétence et le dévouement au profit de la science et au service de la santé des populations de Madagascar.

Recueillis par Fahranarison

 

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