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Avant-goût de la défaite

Avant-goût de la défaite

Certes, les juges constitutionnels n’ont pas prononcé la déchéance de Hery Rajaonarimampianina, au grand dam des 73 députés pour le changement et leurs partisans. Mais au fond, sur les 13 articles relatifs à la décision de la HCC, l’ensemble met le HVM et surtout le président de la République dans une position inconfortable et sur le fil de rasoir, à une année de la fin de leur mandat.

A vrai dire, Ambohidahy n’a pas tellement  fait de cadeau à Ambohitsorohitra et par ricochet à Mahazoarivo en imposant même des délais quant à la concrétisation au pied de la lettre des décisions. Tout compte fait, seul l’honneur est sauf pour le chef de l’Etat qui arbore dorénavant le statut de président symbolique. Pour le premier ministre, le temps est venu de plier bagage et de rendre son tablier. Par décision de la HCC, Hery Rajaonarimampianina mettra fin à ses fonctions et procèdera à la nomination d’un chef de gouvernement de consensus conformément à la l’article 54.

La HCC a brûlé les vaisseaux. Dans moins d’une semaine, on assistera à la mutation du paysage politique malgache. Le HVM ne tient plus à lui seul les rênes.

Pour l’opinion publique, le parti présidentiel a perdu la bataille. Pis encore, le nouvel échiquier politique à instaurer d’ici peu annonce dans un futur proche, plus précisément lors de l’élection présidentielle anticipée, que gagner la guerre des urnes relève d’une toute autre histoire, contraire aux schémas déjà manigancés.

En un mot, la HCC a changé la donne. Car pour couronner le tout, elle a clairement stipulé la tenue d’une présidentielle anticipée durant la saison sèche, bien avant octobre donc. Au cas où Hery Rajaonarimampianina veut se porter candidat, il devra démissionner deux mois à l’avance, conformément à la Constitution.

La messe est dite du côté de la HCC, et ainsi soit-il.

Andry Rabeson

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