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Restructuration urbaine : 75 millions de dollars de la Banque mondiale

Restructuration urbaine  : 75 millions de dollars de la Banque mondiale

La Banque mondiale vient d’accorder un crédit de 75 millions de dollars pour le Projet de développement urbain intégré et de résilience du Grand Antananarivo (Produir), le 17 mai. 650.000 habitants dans les quartiers précaires de la capitale bénéficieront directement de ce projet.

Les travaux d’amélioration des infrastructures, de drainage, d’assainissement, de mobilité et d’accessibilité, dans le cadre du projet Produir, députeront le mois prochain, selon le calendrier du ministère auprès de la Présidence en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement  (M2pate). Le projet concernera les quartiers précaires dans le premier et le quatrième arrondissements de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), ainsi que les communes périurbaines d’Anosizato Andrefana, d’Andranonahoatra et de Bemasoandro Itaosy.

«650.000 habitants dans les quartiers cités plus haut bénéficieront directement de ce projet. Deux millions de personnes supplémentaires devraient également en bénéficier indirectement, grâce aux investissements dans la lutte contre les inondations et aux améliorations des infrastructures urbaines», annonce la Banque mondiale.

Limiter les risques d’inondation

Le ministre en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement, Benjamina Ramanantsoa Ramarcel a avancé à ce propos : «La plaine d’Antananarivo a toujours été vulnérable aux inondations et les conditions de vie dans ces quartiers sont très difficiles. La dernière inondation en date, en janvier 2015, a affecté plus de 93.000 personnes». Force est de constater qu’Antananarivo est de plus en plus exposée aux inondations ces dernières années, du fait que le système d’assainissement de la capitale a été dimensionné à une époque où la ville abritait près de 250.000 habitants. Aujourd’hui, pas moins de 3 millions d’habitants à Anta-

nanarivo sont enregistrés, y compris ceux qui habitent dans les agglomérations. C’est la raison pour laquelle plusieurs projets sont en route en ce moment pour «restructurer le paysage urbain de l’agglomération et de la ville en particulier, en réinsérant ces quartiers, longtemps oubliés, à l’intérieur du système urbain», poursuit Benjamina Ramanantsoa Ramarcel.

Faciliter l’accès aux services

Pour sa part, le country manager de la Banque mondiale, Coralie Gevers, a souligné : «Le processus d’urbanisation peut offrir de meilleures opportunités économiques à tous les habitants, s’il est anticipé et planifié dans une démarche inclusive. Parce que les problèmes de pauvreté et d’inégalités en milieu urbain deviennent de plus en plus des enjeux du développement pour le long terme, la Banque mondiale a décidé d’intensifier ses activités à Antananarivo. Ce programme de restructuration urbaine permettra non seulement de réduire l’exposition des populations pauvres aux risques d’inondation et d’améliorer leur qualité de vie : il a aussi pour objectif de faciliter leur accès aux services et leur insertion dans l’économie de l’agglomération».

Pour rappel, ce projet est entrepris en coordination avec la phase III du projet Lalankely, une opération menée dans la capitale et 27 communes périphériques, à l’initiative du gouvernement malgache et avec le soutien financier de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne.

Riana R.

 

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