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Herilaza Imbiki : «aucune échappatoire pour le président»

Herilaza Imbiki  : «aucune échappatoire pour le président»

Dans l’attente de la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC), les opinions se multiplient autour de la déchéance tant réclamée par plus d’un. Pour le magistrat Herilaza Imbiki, le président de la République n’a aucun moyen de s’en tirer.

«Le chef de l’Etat est particulièrement responsable par rapport au retard de la mise en place de la Haute cour de justice (HCJ) et il sera assez difficile pour lui de se défendre», a-t-il indiqué hier.

Le numéro un de la République a volontairement retardé la mise en place du Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED), une des institutions de la HCJ. Mais à présent que le Haut conseil est au complet, plus rien n’empêche le chef de l’Etat de s’y conformer, sauf qu’il ne l’a toujours pas fait.

En mauvaise posture

«Le chef de l’Etat n’a aucune excuse pour se défendre, cela d’autant plus qu’il a déjà été prévenu auparavant». Pour rappel, une procédure de déchéance a déjà été enclenchée par les parlementaires en 2015 pour ne pas avoir mis en place la HCJ, mais cette dernière a été rejetée par la HCC qui avait proposé par la suite la mise en œuvre d’un pacte de responsabilité.

La Constitution stipule d’ailleurs que le chef de l’Etat dispose de 12 mois pour la mise en place de la HCJ sous peine de déchéance.

Dans ce cas, «La HCC n’a plus que deux options, soit statuer sur la déchéance du président de la République, soit rejeter la requête», a expliqué Herilaza Imbiki. Pour l’heure, les juges de la Haute cour ont déclaré la requête des parlementaires recevable en la forme, «Nous verrons ce qu’ils diront sur le fond», a-t-il conclu.

Tahina Navalona

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