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Les jeux sont faits !

Les jeux sont faits !

Décision irrévocable et cruciale dans l’histoire du pays, tenant en haleine depuis quelque temps les protagonistes  de la crise, les politiques, la Société civile, la population et sans aucun doute, la majorité silencieuse. Très bientôt, la Haute cour constitutionnelle (HCC) l’annoncera au nom du respect de la Constitution et surtout en toute liberté de conscience.

Depuis le 25 avril, date à laquelle les 73 députés de l’opposition ont déposé auprès de la HCC une requête de mise en accusation aux fins de déchéance du président de la République, c’est-à-dire, quatre jours après la répression meurtrière de la manifestation tenue par les 73 députés de l’opposition sur la place du 13 mai, le 21 avril, la HCC, le gardien suprême de la Constitution, intransigeante, voire même intraitable en la matière, est sous haute répression. Et, il y a de quoi l’être.

Car, dans un pays en crise, au bord de l’explosion que ce régime n’a jamais connu auparavant, à cor et à cri, sur la place du 13 mai, dans les provinces et maintenant au sein des institutions, des voix appellent la Haute cour constitutionnelle à être à l’écoute du peuple qui réclame la déchéance de Hery Rajaonarimampianina, accusé de violer la Constitution de la 4e République. Depuis hier, du côté d’Ambohidahy, il y a du monde à la messe interpellant la HCC de prendre en compte la volonté des Malgaches qui sont à vrai dire, le peuple souverain qui a adopté ce texte fondamental.

Déclarer non conformes à la Constitution les deux lois électorales sur les trois adoptées à l’Assemblée nationale est une chose, mais proclamer la déchéance ou non du chef de l’Etat en est une autre. Sans conteste, la tension est à son comble ce jour, surtout à la HCC à Ambohidahy. Le délai de 72 heures pour déposer le mémoire en défense de la Présidence expirera aujourd’hui. D’un instant à l’autre, au plus tard ce week-end, Jean Eric Rakotoarisoa et consorts rendront leur verdict historique.

Le sort de Hery Rajaonarimampianina est entre leurs mains et par-dessus tout, l’avenir de Madagascar.

Andry Rabeson

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