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Sava : laisser-aller à la commune de Sambava

Sava  : laisser-aller à la commune de Sambava

Les problèmes relatifs à la mauvaise gestion s’accumulent à la commune urbaine de Sambava. Outre la gabégie dans le transport urbain, la grogne monte au sein du personnel communal actuellement.

La gestion des resssources humaines est en crise à la commune urbaine de Sambava, dans la région Sava. N’ayant rien perçu depuis le mois de janvier de cette année, selon leur porte-parole, les employés ont réclamé depuis le début de la semaine le paiement de leurs arrierés de salaires de cinq mois.

Les agents communaux de Sambava ont dénoncé parallèlement l’incompétence du responsable du budget primitif recruté par le maire et exigé son limogeage, puisqu’il ne parvient pas à boucler ce budget jusqu’à l’heure des revendications. Des hautes personnalités auraient rencontré le maire pour s’enquérir du fond des problèmes minant actuellement la commune mais aucune information n’a filtré de ces interventions, d’après les employés. Des explications du maire Alphonse Toto qui aurait nié l’existence de ces arrierés de salaires, d’après certaines sources, sont sollicitées pour apaiser la tension avivée par le contexte actuel.

Détournement !

Les victimes soupçonnent des formes de détournement dans la caisse communale. «La non-solvabilité de la commune est inconcevable au vu du volume de ses recettes», a annoncé le représentant des employés qui a fait mention de l’existence de plus de 2.800 taxis bajaj opérant dans la zone urbaine de Sambava.

Or, la taxe annuelle prélevée par la commune s’élève à  60.000 ariary par taxi bajaj dans cette ville, en plus des amendes devant être payées pour chaque infraction, sans compter les autres impôts et taxes versés dans la caisse communale, suite aux actions menées par ses salariés qui ont travaillé gratuitement durant ce premier semestre, clament les employés.

La commune urbaine de Sambava tend à devenir une poudrière en permanence vu le manque de transparence dans sa gestion, selon la population locale.

Manou

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