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Loi sur les zones économiques spéciales : les inspecteurs du domaine contestent de plus belle

Loi sur les zones économiques spéciales  : les inspecteurs du domaine contestent de plus belle

Dans une déclaration centrée sur la loi n°2017-023 du 28 novembre 2017, relative aux Zones économiques spéciales (ZES), publiée hier, le Syndicat des inspecteurs du domaine et de la propriété foncière tire la sonnette d’alarme sur le péril encouru par le foncier malgache si ladite loi vient à être promulguée.

Pour les membres du syndicat, les dispositions de ce texte laissent entrevoir un risque de vente indirecte de la patrie et un accaparement des terres. Ainsi, après plusieurs organisations de défense des terres malgaches, les membres du syndicat des inspecteurs des domaines et de la propriété foncière tentent d’alerter les autorités et l’opinion publique sur des articles jugés dommageables pour le pays et ses habitants.

Et pour manifester leur opposition, les membres du Syndicat des inspecteurs du domaine et de la topographie sont entrés en grève générale depuis le début de la semaine. Le syndicat a déclaré qu’il n’y a aucun service minimum tant que ses revendications ne sont satisfaites. La fin de la grève dépendra de la suite de la manifestation du 13 mai que les membres du syndicat ont rejointe depuis le 25 avril dernier, ainsi que des réponses à leurs revendications dans les jours à venir.

Les intérêts des Malgaches

Outre leur exigence à propos de cette loi sur les ZES, ils revendiquent la mise en place d’un ministère dédié aux services du domaine, dirigé par un technicien en la matière.

Selon les explications de Vonjy Razafindratsimba, président du Syndicat des inspecteurs du domaine, «Cette loi ne prend pas en considération les intérêts des Malgaches sur leurs terres natales et signifie une vente des terrains aux étrangers».

Le syndicat cite, entre autres, l’article 18 qui  prévoit de verser les redevances à l’Autorité de régulation des ZES (AZES) et non au budget général de l’Etat. Déjà, les activités des ZES sont sous régime d’exonération de taxes, y compris les droits de douanes. L’article 29 recommande un «prix plancher» dans la vente des terrains et l’article 52 annonce des expropriations, comme l’explique le syndicat.

En d’autres termes, les populations qui vivent actuellement sur les espaces et surfaces concernés seront expropriées ou expulsées et dans tous les cas, déplacées.

Certes, grâce aux ZES, Madagascar est destiné à devenir un pôle d’attraction. Mais pour beaucoup (syndicalistes, secteur privé, société civile), certaines précautions doivent être prises afin que le pays puisse jouir de ses avantages qui sont avant tout des zones de création d’activités socio-économiques…

Arh.

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