Flash
Préc Suiv

Memoire en defense : la HCC donne 72 h à la présidence

Memoire en defense   : la HCC donne 72 h à la présidence

Les yeux sont maintenant rivés vers la présidence. La mémoire en défense suite à la requête aux fins de déchéance du Chef de l’Etat est attendue par la Haute cour constitutionnelle.

72 heures, pas plus ! C’est le délai accordé par les juges constitutionnels pendant laquelle que la mémoire en défense de la Présidence par rapport à la requête aux fins de déchéance, déposée par les soixante-treize députés le 25 avril dernier, est attendue. A ce titre, l’accusé a déjà été notifié par le greffier de la HCC pour qu’il présente sa mémoire en défense cette semaine, et ce, même s’il a demandé un délai de quinze jours pour ce faire.

Le temps est ainsi compté pour le régime qui pourrait voir son mandat écourté dans les jours à venir. En effet, selon des sources concordantes, la HCC statuera sur cette requête vendredi prochain.

Sous cet angle, l’avis de la HCC à rendre dans les jours à venir pourrait ainsi devancer la résolution prise à l’issue de la médiation menée par la Communauté internationale qui, selon les observateurs avertis, penche en faveur du régime. D’autant que les élus pour le changement ont déjà déposé auprès la Haute cour les preuves de l’incapacité du régime à mettre en place la Haute cour de justice. Pour rappel, les députés pour le changement réclament la déchéance du président de la République sur la base de l’article 167 de la Constitution.

Prescrit constitutionnel

Conformément aux dispositions de cet article, «Afin de respecter le prescrit constitutionnel, le Président de la République, dans un délai de 12 mois à compter de son investiture, invite les Instances compétentes à désigner les membres qui composeront la Haute Cour de Justice afin de procéder dès l’expiration de ce délai à l’installation de la Haute Cour de Justice», et que, «Toute partie justifiant d’un intérêt peut saisir les institutions compétentes de demande de sanction en cas de carence».     

En tout cas, sur le parvis de l’hôtel de ville, où les députés rencontrent quotidiennement ses partisans, la décision des juges constitutionnels est attendue de pied ferme. Tous les orateurs hier sur la place du 13 mai ont axé leur discours sur cette décision de la HCC. Et d’ailleurs, leur prochain mouvement dépendra entièrement de l’avis de cette institution.

En somme, la HCC est le dernier rempart à la crise actuelle. «Jusqu’à maintenant, nous avons manifesté dans la légalité. Et ne nous obliger par à prendre la voie extra-constitutionnelle», s’est exprimée la députée Hanitra Razafimanantsoa, hier.

Cette dernière de faire savoir que des informations sur l’existence d’une convention politique et de la formation d’un gouvernement d’union nationale sont véhiculées actuellement. «L’objectif est d’acculer les 73 députés de briguer des sièges au sein de ce soi-disant gouvernement. Ne croyez pas tout ce qu’on dit dans les médias et les réseaux sociaux. C’est encore une tentative de diviser les députés pour le changement. Nous nous sommes engagés à apporter le vrai changement au pays et nous y arriverons», a-t-elle martelé.

Rakoto

Les commentaires sont fermées.