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Chronique : liberté condition de sérénité

Il n’est plus un secret pour personne que le pays pénètre dans une période pré-électorale. On sait  cette période sujette à des turbulences, il appartient au pouvoir de savoir négocier la gouvernance afin d’éviter les écueils, d’organiser les conditions de façon à permettre un déroulement des élections de façon paisible et ainsi leur donner la chance d’être crédibles.

On ne peut pas dire que telles sont les conditions en l’état actuel. Sans que rien ne le signale, comme à l’habitude le pouvoir crie aux loups, et joue de cette menace pour museler la population la privant de liberté en lui interdisant le droit de se réunir en piblic pour échanger des idées. L’excuse de se prémunir contre les risques de désordre a fait son temps, la population ressent la nécessité de pouvoir s’informer pour pouvoir choisir en toute lucidité. Il semble que c’est justement cette lucidité des électeurs qui effraie les gens au pouvoir. Eux ne manquent pourtant pas l’occasion de vanter leur bilan, et même multiplient ces occasions en exploitant tous les moyens possibles. A côté la population n’a aucune occasion d’entendre les voix des propositions adverses, alors que l’on assiste pourtant à une floraison de solutions pour dénouer une situation qui n’est plus supportable et  dont alertent les clignotants virant au rouge. Les acteurs politiques, leurs partisans et la population dans son ensemble se résignent à l’injustice d’une mainmise du pouvoir sur les organes audiovisuels publics qui n’ont de national que le qualificatif officiel, et même si ceux-ci disposent seuls du droit à couvrir toute l’étendue du territoire, les opposants manifestent une disposition à affronter la concurrence malgré cette cote mal taillée.

Ce ne sont pas les opposants qui trouveraient avantage à ce qu’apparaissent des troubles, au contraire tant la situation devient catastrophique qu’autant que le peuple ils s’impatientent de l’avènement d’un changement. Personne n’est dupe : le pouvoir dispose de possibilités (occultes ou non) pour creuser l’avance sur les concurrents, mais il accuse aussi des handicaps eu égard à l’immobilisme et à des cahots scandaleux dont on l’accable. Libérer la liberté représente peut-être pour lui la planche de salut pour espérer sortir honorablement ou même qui sait pour défendre ses chances si infimes soient-elles.

Léo Raz

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