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Chasse aux sorcières : des agents de l’État victimes d’intimidation

Chasse aux sorcières  : des agents de l’État victimes d’intimidation

Ces derniers temps, les tenants du régime mènent une chasse aux sorcières contre les  agents de l’Etat qui ne partagent pas leur point de vue. Après les administrateurs civils du ministère de la Fonction publique, certains éléments de la police nationale sont ciblés à leur tour.

Menace à peine voilé, abrogation de décret de nomination, limogeage, ou encore affectation. Tous les moyens sont  bons pour le régime afin de museler les voix discordantes.  Selon notre source, les membres du Syndicat des inspecteurs de police ainsi que ceux du Syndicat des brigadiers et agents de police qui  ont fait récemment une déclaration commune par rapport à la situation actuelle, plus précisément sur la protection des biens et des personnes, sont actuellement victimes de pression.

En effet, certains d’entre eux ont écopé d’une sanction  disciplinaire (affectation…). Pendant ce temps, l’un d’entre eux, un inspecteur de police a été enjoint de faire une passation de service alors que son cas est encore en attente au sein du Conseil d’Etat. Peu après, le Syndicat des inspecteurs de police ainsi que celui des brigadiers et agents de police ont décidé de saisir le Conseil d’Etat afin d’éclairer cette décision arbitraire.  Et pour cause, selon toujours notre source, leur déclaration a été faite au nom de leur syndicat.

Liberté syndicale

Ce dernier devrait d’ailleurs disposer d’une liberté de parole en tant que syndicat. Sauf que, afin de museler toute contestation, la responsabilité syndicale est jetée aux oubliettes. D’après notre source, ces éléments des forces de sécurité pourraient aussi passer en conseil de discipline au sein de leur corps. Ce qui est, encore une fois, contraire au droit syndical. En tout cas, le dossier des policiers passeront devant le conseil d’Etat ce jour.

Pour rappel, le Syndicat des inspecteurs de police et celui des brigadiers et agents de police ont fait une déclaration suite aux évènements du 21 avril au cours desquels deux manifestants ont péri après l’intervention des forces de l’ordre.

Ces évènements ont fait sortir non seulement les acteurs politiques de leur silence mais aussi les forces de sécurité. C’est le cas de la police nationale. Leur déclaration visait à faire part de leur  «solidarité» envers les victimes du mouvement d’une part, et d’autre part, de leur appel à responsabilité envers ceux qui détiennent la chaîne de commandement au niveau des forces de sécurité, notamment au sein de la police nationale. «Il ne faut pas considérer la population comme un ennemi à combattre contrairement au Code de déontologie et du statut général autonome de la police nationale», avait alors  rappelé le Syndicat, tout en condamnant «l’utilisation des forces de l’ordre en tant que force de répression pour se retourner contre la population».

Dans le même cas, le 9 mai dernier, un Directeur général au sein du ministère de la Fonction publique, de la réforme de l’administration, du travail et des lois sociales avait  été limogé en conseil des ministres pour avoir appuyé ses collègues dans leurs revendications.

Rakoto

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