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Après la promulgation des lois : semaine décisive pour les députés

Après la promulgation des lois  : semaine décisive pour les députés

Le président de la République Hery Rajaonarimampianina a promulgué en fin de semaine les lois organiques relatives aux élections. Une décision qui a été rejetée par les députés pour le changement. Selon eux, la semaine s’annonce décisive.

Pour les 73 députés, c’en est trop. Promulguer des lois sur les élections qui ont été à l’origine du mouvement populaire actuel relève d’un défi lancé à leur encontre. Par conséquent, les députés pour le changement n’entendent pas se laisser intimider et  envisagent de renforcer leur mouvement.

Pour cela, ils donnent une semaine au chef de l’Etat et au gouvernement ainsi qu’au président du Sénat pour plier bagage. «Promulguer ces lois dont la majorité ont été jugées non conformes à la Constitution est une offense à nous, députés, et à la population. Ce sont ces lois qui ont causé la mort de cinq citoyens et blessé des manifestants. Et il se permet encore de les promulguer. De quel droit ? Il est temps pour lui de partir», a scandé samedi dernier Hanitra Razafimanantsoa sur la place du 13 mai.

Pour le député Roberto Tinoka, «c’est encore une autre violation de la Constitution. C’est le rôle du législatif mais non pas de l’exécutif».

Cette semaine sera alors fatidique pour le mouvement et pour les tenants du pouvoir. Les députés pour le changement n’ ont pas dévoilé leur stratégie mais ils ont déclaré qu’ils se sont déjà préparés à toutes les éventualités.

En ce qui concerne cette promulgation, aucune transparence sur les tenants et aboutissants de ces lois n’a été faite. On ignore également ce qu’il est advenu des lois jugées non conformes à la Constitution.

Grève générale

En tout cas, le ton est donné pour une mobilisation générale cette semaine. Le message principal est destiné à l’endroit des directeurs administratifs et financiers (Daf) et des Personnes responsables du marché public (PRMP) au  niveau des ministères et des institutions publiques. Ces derniers seraient actuellement sous pression et sont obligés de débloquer expressément des fonds sous l’ordre de leurs supérieurs hiérarchiques. «Arrêtez de puiser dans les caisses publiques sinon la population viendra vous réclamer des comptes en public suite à vos agissements», a prévenu le député Roberto Tinoka.

Cette semaine, une grève générale va avoir lieu. La direction des impôts a appelé ses agents à fermer les bureaux et à rejoindre le mouvement à Analakely. Les douaniers vont poursuivre leur grève entamée depuis quelques jours. Les enseignants ont également appelé à la fermeture de tous les établissements, tout comme l’Université après l’appel lancé par le Seces, section Antananarivo.

Rakoto

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