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La hantise des urnes

La hantise des urnes

Ce régime a beau essayer de se tailler une loi électorale sur mesure dans le dessein de briguer un deuxième mandat le moment choisi et sans coup férir. La manœuvre est de verrouiller la candidature des prétendants à craindre, tel que Marc Ravalomanana et d’avantager par contre le parti au pouvoir et dans ce sens, le candidat d’Etat. C’est clair comme de l’eau de roche. Il suffit de lire quelques lignes de ladite loi pour s’en rendre compte.

Laisser les grosses pointures, le groupe de ni…ni dans le temps, maintenant très réclamées par la population, de prendre leur revanche  sur la bataille des urnes, ce serait comme pendre une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ce n’est pas ce régime qui va dire le contraire.

A titre de rappel, Hery Rajaonarimampianina, crédité de 53,50%  de voix  est élu président de la République en 2013. Une  victoire presque sur le fil contestée par son adversaire direct, Jean-Louis Robinson, qui a obtenu 46,50% des suffrages exprimés. Le taux d’abstention a atteint 50%.

Rééditer cet exploit quatre années plus tard et face au contexte houleux actuel, reste vraiment hypothétique, un défi à la fois difficile et impossible. Le ras-le-bol est à son paroxysme. La population se dresse et ne veut plus se laisser opprimer au risque d’endurer un autre mandat sous le signe de la pauvreté, de l’inflation, de la corruption et de l’insécurité.

C’est pourquoi ce régime redoute tant la tenue d’élections inclusives, menant vers l’alternance démocratique. La voix du peuple est impénétrable.  D’ailleurs, tout ne s’est pas passé comme sur des roulettes. Là où on en est, le régime a tiré des plans sur la comète. Sa stratégie  a lamentablement échoué et gare au retour de manivelle.

Maintenant, il faudra y  faire face, qu’importe la hantise des urnes. Car il sera difficile de faire  la politique de l’autruche sur l’élection inclusive.

JR.

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