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Émissaires internationaux : la médiation ne fait pas l’unanimité

Émissaires internationaux   : la médiation ne fait pas l’unanimité

L’arrivée en nombre des médiateurs internationaux issus de la Sadc, de l’ Union européenne ou encore des Nations unies, a marqué cette semaine. Mais, pour présence  médiation sont loin de faire l’ unanimité.

Selon des sources concordantes, ces médiateurs ne prennent pas en compte les aspirations populaires et la réalité politique à Madagascar. En effet, au lieu de proposer des solutions concrètes, ils veulent imposer leur propre vision. C’est ce qui ressort de leur différente rencontre avec les hauts responsables du pays et les partenaires internationaux.

C’est le cas notamment du maintien de l’actuel Chef de l’Etat à son poste jusqu’aux élections à venir.  Alors que la réalité est toute autre, le régime Rajaonarimampianina est totalement rejeté par la population déçue non pas seulement par les promesses non tenues, mais également ras-le-bol des pratiques louches  en haut lieu. Sauf que la communauté internationale entend fermer les yeux sur la corruption ou encore l’insécurité galopante qui impacte aussi bien dans le quotidien de la population que sur le climat des affaires.

D’après toujours notre source, les médiateurs brandissent même des menaces de sanction si la situation se dégénère.

Malgacho-malgache

Les élus de l’opposition l’ ont réclamé, la médiation pour dénouer la crise actuelle  doit-être malgacho-malgache, comme c’est le cas en 1971 et en 1991 à travers la Convention d’Octobre sans l’ingérence de la communauté internationale.

A ce propos, dans son déclaration d’hier, l’ancien Chef de l’Etat Marc Ravalomanana a noté que la mission principale de la Communauté internationale en tant que médiateur doit consister à amener les parties à se retrouver pour négocier. «Ce serait un excès de pouvoir de la part des médiateurs d’imposer ou même de dresser un schéma de sortie de crise quelconque», a-t-il souligné.

«Un tel résultat ne peut être que contre-productif voire pervers étant donné les circonstances présentes», a fait savoir l’ancien Chef de l’Etat. Il a aussi indiqué que la communauté internationale n’a jamais été sollicitée ni pour une conciliation, ni pour une médiation.

Les médiateurs internationaux sont d’ailleurs à l’origine  du ni…ni en 2013. Une initiative qui continue encore d’alimenter des débats. «Donc, dès que les protagonistes se rencontrent, les médiateurs doivent se retirer et s’abstenir de tout trafic d’influence direct ou indirect, par rapport à l’objet de la rencontre», a déclaré Marc Ravalomanana.

Et de conclure,  «Parler de menace à la paix et à la stabilité et de défis politiques sur la tenue de l’élection présidentielle, relève de la logorrhée verbale, destinée à entretenir une subversion politique malsaine. C’est transformer une question électorale en crise de régime et d’Etat».

Rakoto

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