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Administrateurs civils : la démission de Maharante réclamée

Administrateurs civils   : la démission de Maharante réclamée

Le limogeage du Directeur général du ministère de la Fonction publique, de la réforme de l’administration, du travail et des lois sociales a suscité des réactions de la part  du corps des administrateurs civils. Ces derniers réclament la démission du ministre.

La tension qui couvait entre le ministre de la Fonction publique, de la réforme de l’administration, du travail et des lois sociales (MFPRATLS), Jean de Dieu Maharante,  et les administrateurs civils officiant au sein de cette entité, atteint son paroxysme. En cause, le limogeage du Directeur général de la Fonction publique, Laza Rabary Razafimamonjy, à l’issue du conseil des ministres du 9 mai dernier. Ce dernier a soutenu publiquement le mouvement des 73 députés.

«Nous ne pourrons plus travailler avec ce ministre qui ne respecte pas les droits fondamentaux (…). Le dialogue est désormais rompu entre nous», ont fait savoir les administrateurs civils hier.

Et d’ajouter que, «Nous réitérons notre demande d’abrogation collective  des décrets de nomination des responsables au sein de ce ministère ainsi que la démission de tous les hauts responsables politiques de ce ministère, à commencer par les directeurs régionaux, jusqu’à l’actuel ministre.» Ces derniers temps en effet, les administrateurs civils au sein de ce ministère ont constaté que des mesures seront prises dans le dessein de les démettre de leur fonction.

Incompétence

Les administrateurs civils ont noté que les critères de nomination de certains directeurs généraux et chefs de service ne correspondent pas au profil exigé par l’administration. A preuve, des postes qui devraient logiquement revenir aux administrateurs civils, sont attribués à des personnes qui ne sont même pas des fonctionnaires.

Les deux camps avaient déjà eu des rencontres mais jusqu’ici, la situation n’a guère évolué.  Au contraire, suite à ce limogeage qui a fait couler beaucoup d’encre, la tension a monté d’un cran. «En tant que techniciens, nous ne voulons pas être complices de la mauvaise gestion de ces personnes vu leur incompétence », ont fait savoir les administrateurs civils.

Le désormais ex-Directeur général de la Fonction publique, à la tête des administrateurs civils a revendiqué plus de considération de la part du ministre Maharante et son équipe. Mais en dépit des diverses rencontres, leur revendication n’a jamais été prise au sérieux. C’est ainsi qu’un mouvement de grève a pris racine au sein du MFPRATLS au moment où les élus pour le changement sensibilisaient les fonctionnaires à rallier le mouvement sur le parvis de l’hôtel de ville.

En tout cas, le cas de Laza Rabary Razafimamonjy n’est pas isolé. Des tenants du régime  ont lancé une chasse aux sorcières à l’endroit de ceux qui ne partagent pas leur opinion. Comme c’est le cas du chef du district d’Ambilobe qui avait autorisé la manifestation des partisans du Mapar.

Rakoto

 

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