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Interdiction des manifestations : Amnesty International réagit

Interdiction des manifestations  : Amnesty International réagit

« Le droit de manifester ne doit pas être érigé en infraction ». C’est la principale teneur de la dernière missive d’Amnesty International en date du 9 mai dernier.

D’après les déclarations de Deprose Muchena, directeur du Bureau de cette organisation non gouvernementale pour l’Afrique australe, «L’interdiction des manifestations publiques imposée par le gouvernement malgache ne doit pas être utilisée pour cibler des manifestants ni pour ériger en infraction la liberté de réunion pacifique et la liberté d’expression».

Ce responsable d’ajouter que, «Les autorités malgaches doivent respecter leurs obligations nationales et internationales de créer un environnement dans lequel les manifestants peuvent exercer leurs droits fondamentaux».

La réaction d’Amnesty international intervient alors que le 8 mai dernier, le conseil du gouvernement a indiqué que des consignes «fermes» ont déjà été données aux diverses autorités des Provinces pour interdire  toute manifestation politique sur la voie publique ».

Une décision motivée selon le gouvernement pour préserver l’ordre public et pour maintenir la sécurité des personnes et des biens. Alors que le week-end d’avant, les manifestations des élus de l’opposition dans les provinces ont réussi à drainer bon nombre de foule, dans le calme et sans incident. Ce qui n’a pas été du goût du régime.

Mobilisation

En parallèle, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, chapeauté par le Premier ministre, avait sorti le 27 avril une «instruction permanente» qui rappelle que la tenue de toute manifestation à caractère politique dans des salles et lieux clôturés devrait être précédée  d’une demande d’autorisation auprès du représentant de l’Etat territorialement compétent.

Entre temps, les élus de l’opposition continuent de mobiliser les travailleurs du secteur public et du secteur privé à prendre part à la manifestation sur le parvis de l’hôtel de ville.

En tout cas, l’ONG Amnesty internationale estime que «la liberté d’expression doit être respectée par l’opposition» et que «Les personnes qui ne veulent pas participer aux manifestations (…) ne doivent pas subir d’actes d’intimidation ni de harcèlement.» Jusqu’ici en tout cas, les élus pour le changement n’ont jamais forcé les fonctionnaires à faire la grève.

Rakoto

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