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Au secours

Au secours

« Aide-nous à préserver la stabilité et le processus électoral ». C’est ce qui est écrit sur une banderole des partisans du régime, dimanche dernier, lors de l’arrivée de l’émissaire des Nations unies à Ivato. Une initiative, à la fois puérile et irréfléchie, loin d’être spontanée a priori. La communication des tenants du pouvoir se résume donc à cela : envoyer une troupe de gens dans les endroits où passent les représentants de la communauté internationale pour faire croire qu’ils ont encore des partisans. Pire encore, un haut responsable du pouvoir et d’un ministère s’est affiché ostensiblement avec les badauds sur place.

Ce qui est navrant car récemment encore, le Chef de l’Etat avait minimisé le nombre des manifestants  sur le parvis de l’Hôtel de ville par rapport à ceux qui l’ont élu en 2013. Voilà que le lendemain, ses proches rameutent une petite foule à Ivato pour accueillir les médiateurs.  D’ailleurs, tout le monde a compris que la présence de ces personnes était loin d’être fortuite. Et que leur présence est une bouffée d’oxygène pour un régime en mal de popularité.

Quoi qu’il en soit, il est clair que les dirigeants actuels, à commencer par le Chef de l’Etat, ne doivent leur salut qu’au respect de l’ordre constitutionnel prôné par les partenaires internationaux. Il faut simplement signaler que la Constitution en question prévoit la démission et le remplacement du Chef de l’Etat en cas de défaillance manifeste. Le changement à la tête de l’Exécutif en cours de route n’est donc nullement anticonstitutionnel. Loin de là. Il est clair aussi que les partisans du régime n’ont plus la légitimité populaire vu leur difficulté à mobiliser les gens même moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Il suffit de demander l’avis de n’importe quel citoyen rencontré  dans la rue pour le comprendre.

Rakoto

 

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