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Temps de parole

Temps de parole

Après la journée sanglante avec mort d’hommes du 21 avril dernier, l’armée et le militaire ont changé leur fusil d’épaule, sans pour autant, jusqu’à l’heure, se replier sur leur position en apparence camouflée de l’autre côté de la ligne de front. Empêcher encore une fois, avec tous les moyens de répression, le mouvement populaire, qui commence à peine à sentir la brise de la liberté de manifestation et d’expression, mettra davantage la poudre au feu. C’est comme charger une rébellion  sur une tranchée minée.

Certes, ce changement de contexte politico- social explosif, qui résulte de cette gouvernance d’une main de fer sur fond de corruption, de la paupérisation de la population et surtout de cette intention visible de verrouiller le processus électoral, chamboule tout le plan déjà établi, relatif à l’émergence de 2030. Tôt ou tard, l’Etat devait s’attendre à se retrouver dans une telle situation inconvenante. Le retour de manivelle comme on dit. Maintenant, malgré le moulin à paroles de l’Exécutif et ses partisans, qui ont fait semblant de ne pas entendre durant tout ce temps, la voix du peuple résonne au pays.

Le terme «dialogue» est maintenant sur toutes les lèvres. Le FFKM, le CFM, le corps diplomatique, l’Union européenne, et pas plus tard qu’avant-hier, les forces de l’ordre, ont interpellé et convié tous les acteurs à trouver un compromis. Sauf que, le temps du dialogue à la HVM semble révolu selon le Mouvement pour le changement. Pour le moment, la parole est au peuple, aux politiques, aux  syndicaux qui peuvent enfin exprimer publiquement et pacifiquement leurs indignation, déception et ras-le-bol, après tant d’années de mesures d’interdiction manu militari.  Un véritable cauchemar pour l’Etat.

JR.

 

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