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Chine – Madagascar : la coopération médiatique au beau fixe

Chine – Madagascar  : la coopération médiatique au beau fixe

Dans un pays comme le nôtre où le network n’en est qu’à son premier pas, en Chine, la nouvelle ère médiatique est déjà une réalité. Durant plus d’une semaine, du 12 au 26 avril, à travers des conférences, des échanges et des visites  d’information,  des professionnels de média malgache issus de la télé, la radio et la presse écrite ont pu assister à ce nouveau processus appelé « intégration ».  C’était également une occasion pour eux de raffermir et de nouer une coopération médiatique avec la Chine.

Grâce à  l’Institut de recherche et de formation de l’administration d’Etat, de la publication, de la radio, du film et de la télévision (SAPPRFT), la délégation malgache, composée en majorité des professionnels des médias a eu l’occasion de voir de leurs propres yeux  cette transformation fulgurante du paysage médiatique en Chine. A noter que SAPPRFT est un organisme administratif relevant directement du Conseil d’Etat en charge des services de la radiodiffusion en Chine.

 

En retraçant la grande ligne de la coopération dans le domaine des médias avec les autres pays du monde entier, y compris celle déjà signée avec la partie malgache, Zhou Jhong, chef adjoint du département international a souligné que la Chine est toujours ouverte à toutes formes de partenariat et de coopération en la matière.

D’ailleurs, outre la collaboration déjà existante avec la télé nationale à travers le projet de 500 villages à doter en télévision numérique à Madagascar, la Chine travaille aussi de concert avec des chaînes privées. Et sans attendre, à l’issue d’une conférence avec cette responsable, une station privée de Mahajanga a obtenu un accord de coopération sur la retransmission des émissions de CCTV dans la ville des Fleurs.

Vision d’une coopération

Après avoir été mise au courant de l’ampleur du développement et de l’innovation dans le domaine des médias, la délégation malgache, divisée en quatre groupes, a été invitée à proposer des suggestions pour fructifier davantage la coopération entre les deux parties. Et lors de la présentation des travaux en guise de cérémonie de clôture de ce séminaire, l’idée de coopération n’a été pas exhaustive aussi bien pour l’audiovisuel que pour la presse écrite. A noter entre autres, la mise en place d’un centre de presse chinois à Madagascar. Il s’agit d’un centre de documentation, d’information et de formation. Ce dernier point concerne l’apprentissage du mandarin aux journalistes malgaches…

Men Lijun, le président du SAPPRFT, a  souligné que en parlent des ideés de coopération beaucoup d’entre elles sont réalisables.

A l’heure de la nouvelle ère d’«Intégration»

Les médias (télé, radio, presse écrite) tels qu’on les voit et vit actuellement font maintenant partie du registre des médias traditionnels en Chine. La numérique de pointe et l’internet illimité se conjuguent dorénavant avec informer et s’informer à toute heure, en un seul clic et clé en main.

Quand 800 millions de personnes utilisent des Smartphones en Chine, la numérique et l’internet constituent une nouvelle stratégie et plateforme d’information. L’ «intégration» des médias traditionnels dans les nouveaux médias est en marche.

D’ici peu, China central television, mieux connue sous le sigle CCTV changera en China global television network (CGTN). Bientôt, la Radio nationale de Chine (CNR) et la Radio Chine internationale (CRI) vont fusionner pour former le Groupe des médias en Chine, sous la direction du ministère du Commerce.

«Intégration». A l’heure actuelle, ce terme a tous son sens dans la sphère médiatique chinoise. Les professionnels en la matière ne parlent que de cela lors des visites auprès des stations (télé et radio) ainsi qu’au niveau de la presse écrite, suivies d’échange,  toujours axées sur le développement et l’innovation du paysage médiatique chinois. Il s’agit d’intégrer ces médias traditionnels dans les nouveaux médias en utilisant des nouvelles plateformes de connexion sur le net.

En entendant ces termes au début, on a eu du mal à suivre.  En théorie, chacun a sa propre définition et saisit à peu près la signification sans pour autant connaître la connotation exacte du vocable.  Puis,  en constatant de visu cette réalité qui d’emblée nous paraît virtuelle, mais qui signifie déjà pour eux l’arrivée d’une ère nouvelle, on a enfin compris  ce qu’est l’ «intégration».

«L’internet se développe à la vitesse grand V en Chine», a souligné Yu Wenming, le vice-président du «Zhejiang Daily press group», le premier quotidien le plus lu actuellement dans ce pays qui, à titre d’information, a fait son entrée en bourse en 2011.  Une visite guidée au sein du siège du groupe a donné d’avantage d’ampleur au vrai sens du terme «Intégration».

Surfer sur la vague de l’internet

Difficile de trouver le mot exact pour décrire l’immense superficie de la salle destinée à la  conférence de rédaction. On dirait un centre de commande spatial, car outre les différents ordinateurs équipés chacun d’un micro, un écran plat géant appelé « Cube médiatique » long d’une quinzaine de mètres affiche en permanence des chiffres relatifs à différentes données. La mise à jour est une question de fraction de seconde, à titre d’exemple, le volume d’archivage en ligne, le nombre de personnes connectées sur la page du journal, l’article le plus lu et beaucoup d’autres nouvelles informations grâce à l’internet.

Dans la province de Hangzhou, à 1277 km de Beijing, la visite du premier groupe de télévision en Chine, Zhejiang Radio & Tv Group nous a permis d’y découvrir  20 chaînes de télévision gérées par  7800 employés, 28 studios de pointe d’enregistrement sans oublier ce fameux écran géant, loin d’une salle de régie, fournissant en temps réel différentes informations selon des zones spécifiques.

L’une nos confrères a même déclaré qu’on se croit sur une autre planète. Alors qu’au fond, tout le monde a eu la même impression que là, c’est tout un autre niveau. C’est du jamais vu et on est parmi les rares journalistes malgaches à assister à la fulgurance de cette ère nouvelle médiatique en Chine.

Andry Rabeson

 

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