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Facilitation des échanges : enjeu majeur pour la compétitivité des entreprises

Facilitation des échanges  : enjeu majeur pour la compétitivité des entreprises

Après avoir signé l’Accord pour la facilitation des échanges (AFE) avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Madagascar procède actuellement à la validation de la feuille de route quinquennale qui renferme les engagements du pays dans le cadre de cet accord. La mise en œuvre de ce dernier renforcera la compétitivité des entreprises privées sur la chaîne internationale.

Améliorer la méthode de travail en termes de procédure et formalité de dédouanement, c’est le premier pas à accomplir dans le cadre de l’AFE, ratifié en 2016 et signé en 2017 par Madagascar. «La facilitation des échanges est désormais indispensable pour garantir la compétitivité de Madagascar au niveau du commerce international», a fait savoir le directeur général du commerce extérieur auprès du ministère du Commerce et de la consommation, Andry Ravalomanda, à l’occasion de la séance de validation de la feuille de route pour la réalisation de l’AFE, organisée hier à Anosy.

La lourdeur des procédures de dédouanement, mais aussi le coût élevé dans la préparation et le traitement des dossiers est à déplorer selon les opérateurs privés à Madagascar. Procédures trop lourdes, manque de communication entre les départements ministériels concernés… nombreuses sont les plaintes des entreprises concernant les importations et exportations dans le pays.

Commerce extérieur encore très peu évolutif

Le secteur public reconnaît toutes ses failles. La mise en œuvre de ce projet d’envergure prévoit ainsi d’améliorer cette dynamique du commerce extérieur, qui pour le moment est encore très peu évolutif pour le cas de Madagascar (déficit commercial permanent, manque d’infrastructures, consommation interne largement dépendante des produits importés, secteur industriel très faible…). A ce sujet, Andry Ravalomanda est revenu sur le coût des importations très élevé qui est un frein majeur pour une grande part des entreprises malgaches. «Une entreprise présente à Madagascar qui souhaite importer des marchandises doit dépenser au moins 800 dollars. Alors qu’à l’île Maurice, ce coût est de 300 dollars. Pour être plus compétitif, Madagascar doit être sur la même longueur d’onde que les îles voisines en termes de procédures d’échange», a-t-il expliqué.

Riana R.

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