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Vox populi, vox dei

Vox populi, vox dei

Il y a deux jours, le Premier ministre arménien vient de démissionner face à la pression de la rue. C’était après une manifestation, avec certes des arrestations, mais sans effusion de sang. Il faut reconnaître que le Premier ministre avait lui aussi déjà dirigé son pays depuis dix ans en tant que président de  la République. Voilà une réalité très loin de la particularité des dirigeants malgaches actuels. Sauf qu’il existe une matière à réflexion par rapport à ce qui ce passe dans ce pays où le président malgache prévoit de rencontrer le mois prochain. A moins que l’avenir s’annonce autrement, ce qui est une autre affaire. Et pour cause, c’est l’Arménie qui va présider le Sommet de la Francophonie cette année.

Le premier enseignement à tirer de cette actualité arménienne c’est que l’on peut très bien manifester sans qu’il y ait des morts. Dans un régime dit démocratique, il est nécessaire d’interpeller le gouvernement autant de fois que possible pour rappeler que le vrai pouvoir appartient au peuple et que toute décision pourrait faire l’objet de critique. Madagascar a adopté ce principe démocratique et il appartient à chaque dirigeant de s’y conformer. La Constitution est faite pour être respectée et non bafouée sinon cela ne saurait être bénéfique pour celui qui dirige.

Par ricochet, la seconde leçon à tirer réside sur le fait que, quand c’est la population qui se lève contre un régime, il vaut mieux s’y plier. Comme le dit l’adage malgache « Aleo halan’andriana toy zay halam-bahoaka »  (traduction libre, il vaut mieux affronter la colère des rois que celle du peuple).  C’est que, parfois, il est préférable de choisir de quitter le pouvoir par la grande porte avant qu’il ne soit trop tard car quand la population exprime sa frustration, il est difficile de le contenir. Quelle que soit la force utilisée par les responsables étatiques. L’Histoire en a montré maintes illustrations.

Rakoto

 

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