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Lois électorales controversées : Rohy appelle au dialogue

Le mouvement Rohy s’est exprimé sur les évènements actuels qui ne sont autres que la conséquence des textes électoraux controversés. La société civile estime qu’il est temps de retourner à la table de discussion.

Les organisations de la société civile regroupées autour du mouvement Rohy ont maintes fois interpellées les responsables sur les textes électoraux qui, au final, ne semblent pas avoir pris en compte les recommandations de plusieurs acteurs. Ce qui pourrait alors expliquer le soulèvement des députés actuellement. «Il est nécessaire de revenir sur la table de discussion», d’après Faraniaina Ramaroson, coordonnatrice du Rohy, lors d’une conférence de presse de la société civile hier à Ambatonakanga. Elle explique  que plusieurs points ont été omis, d’autres ignorés et il est primordial d’y remédier. Cela sans parler du retard du gouvernement à présenter les textes. Cependant, «Nous espérons que tout cela puisse être effectué d’ici la fin de l’année, mais il faut rester lucide», a-t-elle souligné. La société civile tient ainsi à rester vigilante par rapport à la situation politique actuelle.

«Les actions des députés sont justifiées mais pas dans sa totalité», a affirmé la coordonnatrice du Rohy avant d’ajouter que les derniers incidents auraient pu être évités si l’Etat avait permis aux parlementaires d’effectuer leur compte-rendu à la population.

Forces vives

Rohy a tenu à interpeller la Haute cour constitutionnelle (HCC) pour que cette dernière «Examine bien les procédures qui ont été suivies  lors de l’adoption des projets de loi et de prendre des décisions adéquates en toute indépendance, en dépit de toutes les pressions qu’elle subit». La société civile note ainsi que les décisions de la HCC ont «Une place non négligeable dans la prévention de toute crise électorale et garantiront des élections propres, transparentes, amenant la paix à Madagascar».

Le mouvement appelle également toutes les forces vives de la nation, notamment le chef de l’Etat, les politiciens, les militaires mais également les simples citoyens, à prendre leur responsabilité. «Nous encourageons toutes les décisions et attitudes qui engendrent la sérénité propice au changement et au développement», a-t-il conclu.

Tahina Navalona

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