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Les rapports des députes interdits en provinces : le rendez-vous du 21 avril en suspens

Les rapports des députes interdits en provinces  : le rendez-vous du 21 avril en suspens

La coalition des élus de l’opposition maintient la tenue de leur rencontre avec la population de la capitale ce samedi. La réaction du pouvoir est attendue.

A Toamasina, samedi dernier, les élus de l’opposition ont essuyé un refus de faire un rapport des sessions parlementaires auprès de leurs électeurs. Les autorités locales ont envoyé les forces de l’ordre au lieu et endroit où les députés devaient rencontrer la population locale. Cette dernière était venue en masse pour écouter leur élus afin d’avoir plus d’éclaircissement à propos notamment des textes électoraux. Adoptées dans un contexte décousu, la majorité de la population n’est en effet pas encore au courant des tenants et aboutissants de ces lois.

En même temps, la semaine passée, un élu proche du régime a parcouru la localité d’Atsimondrano, sa circonscription, pour faire son plaidoyer en faveur des textes électoraux. A cette occasion, il n’a jamais été inquiété par les forces de l’ordre et a pu réunir en toute quiétude la population locale. «Pourquoi ce qui est possible ailleurs ne peut pas se faire chez nous?», se sont  interrogés les élus de Toamasina.

Incertitude

En tout cas, samedi prochain, c’est au tour des élus de la capitale de rencontrer la population sur le parvis de l’hôtel de Ville à Analakely. A priori, c’est à la Commune urbaine d’Antananarivo que revient le droit d’accorder cet endroit à des réunions et non à la Préfecture de la police. Il est donc normal que les élus de l’opposition ne déposent pas de demande à cet effet. Selon des sources concordantes, en effet, la coalition des élus du Mapar, du Tim et des indépendants ont déjà reçu cette autorisation. D’après les informations indiquées par un média de la capitale, les responsables au sein de la Préfecture se réuniront par rapport à cet évènement aujourd’hui. La seule incertitude concerne ainsi les mesures que la Préfecture va prendre car le régime est habitué à barrer la route à toute manifestation qui ne vise pas à répandre les idées du pouvoir HVM.

A titre d’illustration, la célébration du XVe anniversaire du Tim, l’année dernière, a fait l’objet d’une volte-face de la part du Préfecture de police et, en dépit d’une décision du Tribunal administratif et financier, cette formation politique n’a pu tenir son grand rendez-vous d’alors prévu à Mahamasina. La gestion de cet endroit relève pourtant de la Commune urbaine de la capitale. Il en est de même de la manifestation des gens de média au sein du «Mouvement pour la liberté d’expression (MLE)». Jusqu’à ce jour, cette entité n’a jamais pu tenir une manifestation alors qu’il n’y a rien qui puisse troubler l’ordre public dans leur mouvement.   Plus récent encore, la rencontre avortée entre la population de Mahajanga et l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina le 30 mars dernier. Et pour cause, le régime HVM a tout fait pour que le fondateur de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) ne s’y rende pas.

Quoi qu’il en soit, la population de la capitale a le droit d’écouter et de connaître le pourquoi et le comment des textes adoptés auprès de l’Assemblée nationale et, à ce titre, la rencontre avec les élus du samedi prochain est une opportunité de débattre de cette question.

Rakoto

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