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Conjoncture : Camille Vital soutient les officiers retraités

Conjoncture : Camille Vital soutient  les officiers retraités

Conjoncture

Les actualités de ces dernières semaines ne laissent pas insensible l’ancien Premier ministre Camille Vital. Lors d’un entretien, hier, il a plaidé pour des élections apaisées, tout en approuvant la déclaration des officiers retraités,  mercredi dernier.

Un soutient de taille. « Si des anciens responsables comme eux  tirent la sonnette d’alarme, c’est que la population ne sait plus à quel saint se vouer car la situation est inquiétante ». Tel a été la première réaction de Camille Vital, ancien Premier ministre – qui plus est, il est un général en retraite –  par rapport à la déclaration des officiers retraités mercredi dernier. A Ivandry, lors d’un entretien à bâtons rompus, il a fustigé ceux qui estiment que la sortie médiatique de ces anciens responsables vise à diviser les forces de l’ordre. « Au contraire, ils sont martelé l’importance de la stabilité et en appelle à la conscientisation des nos frères encore en activité », a-t-il plaidé.

Mercredi dernier, face à la presse, des hauts gradés retraités avaient fait part de leur inquiétude et ceux des Malgaches face à la situation qui prévaut dans le pays, notamment par rapport au contexte préélectorale. Ils ont alors lancé un appel à chacun de faire face à leur responsabilité, en particulier leurs frères d’armes en activité afin de ne pas devenir une force de répression. Une prise de position légitime qui a  été visiblement  mal vue par les autorités étatiques qui estiment qu’il s’agit là d’une tentative de division.

Les élections pour cette année

Ainsi, l’ancien Premier ministre Camille Vital, pour sa part, défend les hauts gradés retraités. « Il se pourrait que certains d’entre eux ont joué un rôle important auparavant mais nous sommes en 2018. Ils ne se sont jamais manifestés avant aujourd’hui, c’est qu’ils ont fait une analyse profonde de la situation et c’est ce qui est alarmant », a-t-il plaidé. « Comme ils l’ont dit, nous sommes dans une période cruciale car des élections devraient se tenir cette année. Sincèrement, je les comprends », a-t-il poursuivi, en martelant que les consultations populaires doivent se tenir cette année. Il a à cet effet, saisi l’occasion pour lancer un appel aux partenaires internationaux. « Je lance d’ailleurs un appel à la communauté internationale : il faut réussir cette élection de manière inclusive et apaisée ». Il note en effet que qu’il est important que tout le monde suit de près tous les faits et gestes du pouvoir durant les préparatifs électoraux.

Et pour cause, à entendre les explications de l’ancien candidat à la magistrature suprême, l’adoption des lois électorales récemment a renforcé le sentiment de crainte de la part des observateurs politiques. « Est-ce que les élections vont bien se tenir cette année ?  Nous savons tous ce qui se passe dans le pays ces temps-ci, notamment en matière d’insécurité, de corruption ou encore de trafic en tout genre. Qu’est-ce que le régime a fait pour éviter cela ? ». Le régime tente d’esquiver à ces interrogations, selon l’ancien premier ministre.

Madagascar à la traîne

La rencontre d’hier n’a pas été seulement une question d’ordre sécuritaire,  le Chef de parti politique (président national du parti « Hiaraka isika ») regrette que le pays puisse se trouver à la place qu’il est aujourd’hui à cause des crises. « Par conséquent, les pays qui se trouvaient au même niveau que nous il y a 50 ans nous ont dépassés. D’autres qui se trouvaient derrière nous sont en train de prendre le large », a-t-il indiqué, en faisant référence au fait que pendant que d’autres pays luttent contre la corruption de manière objective, à Madagascar, c’est le contraire. « Au niveau international, la lutte contre la corruption est bien réelle, comme c’est le cas en Corée du Sud, au Brésil ou encore en  Afrique du Sud. Chez nous, c’est loin d’être le cas », a-t-il soutenu.

Du reste, l’ancien premier ministre Camille Vital  déplore aussi le fait que l’ancienne présidente de l’Assemblée nationale et ancienne Garde des Sceaux, Chistine Razanamahasoa, soit sortie manu militaire de sa résidence de la part du régime. «Nous avons perdu notre valeur, la culture malgache a été bafouée à travers ce genre d’initiative», a-t-il déclaré.

Rakoto

 

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