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Emergence 2030 : fiasco total pour le HVM

Emergence 2030  : fiasco total pour le HVM

Une grande manifestation, mais des chaises vides et des militants peu convaincus. Un triste constat samedi dernier lors du rassemblement pour l’Emergence 2030 à Mahamasina.

L’initiative vient du chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina lorsque ce dernier a voulu emboîter le pas à l’ancien chef de la Transition Andry Rajoelina. Celui-ci ayant programmé sa présentation pour l’Initiative Emergence Madagascar (IEM), le numéro un du pays a décidé de présenter le sien le jour d’avant. Le parti présidentiel, HVM, a alors investi le palais des Sports de Mahamasina samedi dernier en l’honneur de l’Emergence 2030 sans grand succès. Asurément, il pensait attirer grand monde avec un grand spectacle mais le rassemblement s’est terminé en queue de poisson, bref au fiasco. A première vue, la salle était à peine remplie alors que plusieurs artistes ont été conviés. Les lumières étaient d’ailleurs plus ou moins tamisées peut-être pour cacher ce « petit détail », mais la situation ne s’est pas améliorée puisqu’on pouvait entendre des sifflements de mécontentement dans la salle. A noter que des têtes connues du HVM étaient présentes sur les lieux telles

que le chef du gouvernement, le président du Sénat et quelques parlementaires.

La situation était pire à l’extérieur car on pouvait y voir une file d’attente, pas aussi longue mais plutôt suspecte. Des jeunes filles, en effet, attendaient de pouvoir entrer dans le stade après avoir, selon elles, « reçu de l’argent » tout en montrant fièrement leur pouce marqué d’une encre bleue afin de les répertorier.

Deux poids deux mesures

D’autre part, les dispositions prises par la Préfecture de police soulèvent des questions. Dire que toute manifestation, notamment politique, est interdite, pourquoi celle du HVM fait exception ? On pourrait alors en déduire que les règles ne sont faites que pour les opposants. Il faut noter que d’autres entités avaient voulu organiser des manifestations dans ce même endroit récemment mais n’ont pu en obtenir l’autorisation. Le motif avancé reste l’habituel risque de trouble à l’ordre public. Il en est  de même lors des commémorations officielles où aucun rassemblement et encore moins des déclarations politiques ne sont tolérés.

Néanmoins, cette situation n’étonne plus les citoyens, particulièrement en cette année électorale. Seul le parti présidentiel peut partir en précampagne tout en faisant obstacle aux autres. Cela pour ne citer que les différentes manœuvres contre les déplacements de certains politiques, notamment le Mapar à Ambilobe et à Mahajanga, ou encore le Tim.

Rakoto

 

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