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Us et coutumes : lapidation sur écran

Quoi qu’en dispose la loi, elle ne tarit pas le débat entre abolitionnistes et exécutionnistes. Il est pourtant un sujet où les tenants de ces positions antagonistes se retrouvent, lorsqu’il s’agit de condamner la vindicte populaire qui se manifeste par des jugements hâtifs souvent conclus par des exécutions sommaires. Les scènes barbares renvoient à l’époque des lapidations. Plus moderne que les réseaux sociaux tu meurs ! Pourtant les échanges virtuels qu’ils véhiculent, dérivent parfois sur des réactions aussi grégaires que moyenâgeuses. Sans vouloir ni juger de l’affaire de «puanteur des aisselles» quant au fond, ni crucifier le déséquilibre entre la faute et la sanction appliquée, on note l’innocente mais lourde culpabilité grâce à la légèreté virtuelle. Nuance, on se tromperait de coupable en mettant le corps des journalistes au banc des accusés.

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