Flash
Préc Suiv

Réconciliation post mortem

Réconciliation post mortem

Ces derniers temps, il ne se passe pas une semaine sans qu’on apprend la mort d’une personnalité politique ou artiste connus dans les journaux. Après la disparition de Tsilavina Ralaindimby, on vient juste d’annoncer celle de Nirilanto Andriamahazo, un visage politique connu et un artiste digne de ce nom. Comme d’habitude, bien des gens rendent hommage au défunt avec des propos élogieux comme s’ ils avaient partagé une intimité hors pair avec celui-ci.

Une pure hypocrisie diront certains mais les valeurs morales malgaches sont assez claires à ce sujet. « Ny gasy tsy miady amam-paty ». Ce qu’on peut traduire littéralement par « Un Malgache ne se dispute pas avec un mort ». Autrement dit, il faut enterrer la hâche de guerre avec quelqu’un qui est parti pour un monde meilleur afin que son âme puisse reposer en paix. Une sorte de réconciliation post mortem. Cependant, il semble difficile de pardonner et de laisser de côté les conflits avant la mort pour que nous puissions vivre dans un monde meilleur, surtout sur le plan politique.

On a mis en place bien des insitutions chargées de la réconciliation nationale à l’image du Conseil du fampihavanana malagasy. On a eu même recours à la médiation des hommes d’église mais on est encore loin de voir le bout du tunnel. Les différentes guerres de communication, les attaques sur les réseaux sociaux, les différentes menaces, la fissure au sein des partis politiques,…en sont la preuve. C’est pour cela que Madagascar, malgré toutes ses richesses, n’a pas connu un changement de régime par voie pacifique. Et ladite réconciliation nationale n’est qu’une utopie à laquelle des politiciens veulent bien faire croire au peuple. Un faux débat qui éclipse bon nombre de sujets plus importants pour la survie de la nation.

Rojo N.

 

Les commentaires sont fermées.