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Lois électorales : le Sefafi révèle des anomalies

Lois électorales : le Sefafi révèle des anomalies

En attendant que les élus votent les projets de texte sur les élections, l’Observatoire de la vie publique (Sefafi) a saisi le délai de quinze jours accordé par la Constitution pour «suggérer» des modifications qui sont susceptibles d’améliorer le processus électoral.

Dans un communiqué publié hier, dans la partie «Des doutes et des questions», le Sefafi révèle diverses imperfections. A titre d’illustration, l’organisation de la société civile indique que les lois électorales ne mentionnent pas la période dite «pré-électorale» et qu’il faut s’en réjouir car il est impossible d’en fixer la durée.

«En contrepartie, les partis doivent pouvoir tenir des manifestations politiques sans entrave ni discrimination, avant la campagne électorale, d’après la constitution», estime le Sefafi. Pour ce qui est du calendrier électoral, le Sefafi note que les législateurs gagneraient à définir un calendrier électoral fixe et pérenne. Cela éviterait de jongler sans fin avec des dates aléatoires ou de décrire les cas de «force majeure» que les juridictions compétentes pourraient évoquer pour tenir le scrutin durant la saison des pluies.

Autre incongruité que l’organisation met en exergue concerne l’interdiction du jumelage de l’élection présidentielle avec les législatives et sénatoriales en cas de chevauchement. «Si les législatives sont reportées en janvier 2019 ou au-delà, le pays n’aura pas d’Assemblée nationale pendant les premiers mois du mandat du candidat élu Président et sera privé de Premier ministre pendant ce temps, le Président étant tenu de nommer le Premier ministre présenté par l’Assemblée», a fait savoir le Sefafi.

J.P

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