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Andry Rajoelina « Je demande pardon… »

Andry Rajoelina  « Je demande pardon… »

Comme il l’a promis, l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina s’est exprimé, hier, sur des plateaux de télévision locale. Face aux journalistes, il a évoqué, sans détour, tous les sujets. Il a d’ailleurs saisi cette occasion pour demander pardon au peuple malgache pour avoir fait élire l’actuel chef de l’Etat.

De l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM)  aux trahisons des acteurs politiques, en passant par l’éventualité d’une alliance avec l’ancien président Marc Ravalomanana ou encore son bilan à la tête de la Transition. Ce sont autant de sujets évoqués dans une émission spéciale à laquelle l’ancien homme fort de la Transition, Andry Rajoelina, a participé hier.

Toutefois, l’un des points marquants de l’interview a été le moment où le fondateur du parti Mapar a parlé de la déloyauté en politique, plus précisément, de sa relation avec la formation présidentielle (HVM).

Il faut noter que le président de la Transition a été  à l’origine de l’élection de l’actuel chef d’Etat. Sur ce point, il a d’ailleurs fait son mea culpa. « Je le reconnais et je demande pardon à la population malgache (…). Nous avons appuyé, lancé et nous avons tout fait pour soutenir le HVM » a-t-il déclaré lors de cette émission spéciale.

« Je demande pardon à la population malgache car c’est en la personne qu’on s’est fié, pas à son esprit », a-t-il martelé.

Révélation

A ce propos, l’ancien homme fort de la Transition a fait une petite révélation. En effet, selon ses explications, c’était lui-même qui était à l’origine du nom HVM. Pour ce qui est de la trahison, il a fait savoir que le plus important n’était pas sa propre personne mais les Malgaches.

« On m’a trahi certes mais j’ai pu guérir de mes blessures. Ce qui m’attriste c’est que ce n’est pas seulement moi qui ai été trahi, c’est toute la population malgache (…) », a lancé le fondateur de l’IEM. Et pour cause, à l’instar de la majorité des Malgaches, ses espoirs ont été déçus par l’actuel régime.

« J’ai espéré que le pays se développe enfin et qu’il y aura de la bonne gouvernance mais nous savons tous ce qu’il en est », a-t-il d’ailleurs ajouté, visiblement désolé par la tournure qu’a pris la gestion du pays.

Quoi qu’il en soit, il a expliqué que le camp du Mapar n’avait jamais dévié de sa ligne de conduite même si

le divorce semblait déjà consommé. « Le Mapar n’a jamais cessé d’interpeller sur ce qui ne marche pas, notamment, dans la manière de gérer le pays (…). Nous n’avons pas changé de ligne car c’est nous qui avons soutenu le régime. Par la suite, nous avons essayé de le faire revenir dans le droit chemin, notamment, à travers l’appel des députés », a-t-il déclaré, en expliquant pourquoi cette formation politique ne s’est pas opposée officiellement au régime.

Alliance avec Ravalomanana

L’autre point qui a été soulevé par les journalistes, face à l’ancien locataire d’Iavoloha, Andry Rajoelina, concerne aussi la possibilité d’une alliance avec l’ancien président Marc Ravalomanana.

A ce propos,  il a estimé qu’il est temps de penser à l’avenir. « L’IEM ne refusera pas de recevoir des coups de main pour sauver le pays. Ce n’est pas parce que j’ai dit que je n’ai aucun problème avec telle ou telle personnalité que nous allons entrer dans un même parti (…). Le Mapar ne sera jamais le TIM et vice versa. Ce sera impossible », a-t-il indiqué.

Pour autant, le fondateur du Mapar note que Madagascar reste une priorité, quelle que soit son étiquette politique. « On peut laisser les inimitiés de côté pour Madagascar. J’espère que, dans cinq ou six ans, nous reviendrons, ici, sur ce plateau pour constater que le pays avance », a-t-il poursuivi.

En fait, lors d’une rencontre avec la presse en janvier dernier à Faravohitra, Marc Ravalomanana a souligné qu’ il a déjà « oublié le passé » et « est prêt à passer un accord avec Rajoelina ».

Dans une interview qu’il a récemment accordée sur « Jeune Afrique », l’ancien président de la Transition a soutenu : « S’il (Marc Ravalomanana, ndlr) souhaite m’appuyer à la tête du pays, je ne suis évidemment pas contre. A lui de venir vers moi et de partager ma vision du développement pour notre pays ». Et de poursuivre :

« Ce n’est pas moi qui ai pris contact avec lui. Je n’ai pas cherché à le voir mais je ne ferme aucune porte. Je veux rassembler, autour de ma personne toutes les bonnes volontés qui permettront de reconstruire le pays ».

Emergence

En tout cas, pour ce qui est des élections à venir, le fondateur de l’IEM soutient que tout ce qu’il dira, il le réalisera.

« L’insécurité, la protection de l’environnement ou encore la lutte contre la faim. Tout cela n’attendra pas 2030 », a-t-il d’ailleurs claironné.

Selon lui : « Les Malgaches méritent beaucoup plus et c’est ce qui m’a poussé à fonder l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) ». Il a aussi expliqué : « Nous perdons beaucoup de temps dans des débats inutiles au lieu de parler des problèmes de fond. C’est aussi pour cela que nous sommes en retard ». Il a d’ailleurs rappelé que l’IEM n’est pas un parti politique mais une force de proposition de solution  par le biais de concertation. « C’est une initiative porteur d’espoir qui ne prend pas en compte la personne, mais le projet qui en découle », a-t-il soutenu.

Quant à sa candidature à la prochaine présidentielle, l’ancien président de la Transition préfère prendre son temps.

« Est-ce qu’on connait déjà la date de l’élection ? », s’est-il d’ailleurs interrogé à travers une question rhétorique, tout en reprenant une citation de James Freeman qu’il a notée dans son discours aux Nations unies en 2013.

La citation en question

est : « Un politicien pense à la prochaine élection mais un homme d’Etat à la prochaine génération ». « Ces quatre dernières années, je n’ai pas cessé de chercher des solutions pour développer le pays. Nous ne sommes pas encore à la candidature (…). Ce n’est pas la priorité. Ce qui est important aujourd’hui, c’est comment développer le pays », a-t-il tenu à rappeler.

Rakoto

2 réponses à "Andry Rajoelina « Je demande pardon… »"

  1. titi  19/02/2018 à 20:39

    Ce mec franchement! Comme si son pardon allait changer quoi que ce soit! C’est lui qui a foiré, comment oses-t-il? Ce mec n’a rien dans le ventre! Il ne va rien changé du tout, C’est juste qu’il a puisé ses réserves, il a besoin de se ressourcer. Quel baratin, la honte avoir un président comme lui c’est la honte international quoi! C’est comme si le mec qui est là maintenant n’est pas suffisant. Lassant! Comment un hors la loi comme lui compte sauver le pays. tssssssssssss QUELLE HONTE

  2. Ando  26/02/2018 à 06:16

    Je suis très content et ravi pour cette initiative. Vous êtes l’homme de la situation President Andry Rajoelina, le peuple vous attend. L’avenir est à nous les jeunes.(T)oujours (G)rands et (V)aleurs

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