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Hausse des tarifs de électricité : les usagers préoccupés, la Jirama se veut rassurante

Hausse des tarifs de électricité  : les usagers préoccupés, la Jirama se veut rassurante

La hausse des tarifs de l’électricité est applicable depuis le mois de janvier. Malgré plusieurs interventions médiatiques des responsables de la Jirama, pour expliquer aux usagers les raisons de la hausse et les modes de calcul, ces derniers ne sont toujours pas rassurés et voient tout simplement leurs factures gonflées.

Les usagers se plaignent d’une hausse exorbitante alors que le service est bien loin d’être satisfaisant avec les coupures fréquentes. Pour certains, les factures ont doublé. Pour d’autres, la seule alternative serait de diminuer la consommation.

Aimé Olivier Jaomiary, directeur général de la Jirama, est revenu une nouvelle fois sur le sujet en expliquant devant la presse, hier, à son bureau : «En effet, il y a eu une hausse mais destinée uniquement à la classe moyenne, pas aux moins nantis. L’augmentation pour la classe moyenne n’est pourtant pas à taux unique. Cela consiste essentiellement à réviser la tranche subventionnée du type de tarif (1ère tranche du tarif 16, ndlr), c’est-à-dire, en-dessous de 130 kWh/mois».

Les explications plus techniques ont une nouvelle fois été abordées. Pour les usagers qui consomment moins de 25 kWh par mois, soit avec le tarif 14, le prix du kW reste inchangé : 141 ariary. Pour la classe moyenne qui consomme plus de 25 kWh, la Jirama a supprimé la cette subvention et le tarif de l’ancienne deuxième tranche s’applique à l’ensemble de la consommation, soit un tarif unique 370 Ar/kWh.

Hausse inévitable

Pour ce responsable, la hausse est inévitable compte tenu de la situation actuelle. Pour la Jirama, plusieurs raisons justifient cette hausse, entre autres, la stagnation du niveau de production dans les barrages hydroélectriques malgré une augmentation de la demande. Aussi, la hausse de prix des carburants est une des raisons citées étant donné que la Jirama a recours à des centrales thermiques. Jusqu’à l’heure actuelle, la Jirama déclare toujours vendre à perte avec une différence moyenne de 500 ariary/kWh.

Avec son plan de redressement, la société procède petit à petit à l’ajustement des tarifs et surtout, à la réduction des coûts de production d’électricité.

De son côté, le syndicat des employés a également voulu faire entendre sa voix. En effet, les membres du Syndicat des employés (SEM) de la Jirama exigent une augmentation de salaire à compter du mois de mars. Pour eux, cela fait longtemps qu’une révision de salaire a eu lieu et le temps est venu pour y penser, comme l’a évoqué, hier, Christian Andriamihaja, président du syndicat. Ils n’acceptent non plus la privatisation de la société sous toutes ses formes.

Arh.

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