Flash
Préc Suiv

Société civile-textes électoraux : le Sefafi met les points sur les i

Société  civile-textes électoraux  : le Sefafi met les points sur les i

Société civile par-ci, société civile par-là, cette appellation est sur toutes les lèvres et employée à toutes les sauces. Mais, l’Observatoire de la vie publique (Sefafi) y voit les choses d’un autre œil. Et cela, dans de nombreux domaines.

D’après le Sefafi, «La société civile ne cherche pas à exercer le pouvoir car sa principale caractéristique est de récuser toute finalité politique». La participation d’une partie de la «Société civile» au dialogue avec le Premier ministre sur les lois électorales est tout simplement un concept erroné.

«La société civile peut avancer ses suggestions. Mais discuter les termes d’un projet de loi avec le pouvoir exécutif témoigne, de part et d’autre, d’une grave méconnaissance du fonctionnement démocratique et de la bonne gouvernance. Les parties prenantes de la société civile devraient donc, de toute urgence, exprimer leur refus de s’associer, sous quelque forme que ce soit, à l’exercice du pouvoir», a expliqué le Sefafi dans son communiqué en date du 10 février dernier.

Confusion

D’autre part, la société civile n’est pas l’opposition, a précisé le Sefafi. Pour éviter ainsi la confusion, un désaccord de la société civile ne signifie pas qu’elle se place dans le camp de l’opposition. «Le Sefafi s’y emploie régulièrement, sans représenter pour autant une opposition politique au pouvoir en place», a-t-il soutenu.

Pour le Sefafi, la société civile ne devrait pas être utilisée à des fins politiques pour qu’elle puisse exercer son rôle correctement car «Elle réunit tout ce qui n’est pas la société politique, à l’exception des forces armées». Malheureusement, cela n’est pas le cas actuellement et «Agir au sein de la société civile tend alors à devenir un business au service des financeurs et du pouvoir», a conclu le Sefafi.

T.N

 

Les commentaires sont fermées.