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Rapt de Cassam Chenai : 13 jours de captivité, toujours le statu quo

Rapt de Cassam Chenai : 13 jours de captivité, toujours le statu quo

La situation reste inchangée depuis l’enlèvement à Salazamay Toamasina d’Akyl Cassam Chenaï. L’opérateur économique est toujours entre les mains de ses ravisseurs.

Treize jours de captivité, treize jours d’attente et toujours pas de nouvelle de l’homme d’affaires français d’origine indienne. La semaine passée, les bruits ont couru dans la capitale de l’Est, selon lesquels les ravisseurs ont réclamé plusieurs millions d’euros en échange de la libération d’Akyl Cassam Chenaï, mais cette information reste à confirmer.

En tout cas, le patron de la société Scim (Société commerciale et industrielle de Madagascar) est toujours aux mains de ses ravisseurs. L’angoisse se poursuit donc aussi bien pour la famille que pour la victime elle-même.

Sachant que les responsables sont avares d’explications, d’aucuns se demandent ce qu’il en est des actions menées par les forces de l’ordre. Est-ce qu’on fait vraiment tous les efforts pour résoudre le problème ? Quelles ont été les mesures prises ? Malgré le ras-le-bol des membres de la communauté indienne, en dépit la mobilisation et la dénonciation faite par la communauté d’affaires et la société civile, c’est le statu quo qui prévaut.

D’importants impacts sociaux

Après celui de Kantilal Rajnikant, kidnappé le 17 janvier à   Antanimena, l’enlèvement de cet opérateur économique est le deuxième depuis le début de l’année. Le premier a été libéré après plus de deux semaines de captivité.

Comme il est indiqué plus haut, les chefs d’entreprise et la société civile ont fait un communiqué conjoint pour dénoncer la recrudescence des enlèvements contre rançon. Ils ont déclaré que les enlèvements sont devenus un véritable business d’une mafia.

«Cette situation mine considérablement le moral des chefs d’entreprise et de leurs salariés, obligeant les entreprises à investir considérablement aussi bien dans leur propre sécurité que dans celle de leurs salariés», ont-ils dénoncé.

En effet, outre la famille et la personne kidnappée, d’autres personnes à savoir les salariés en pâtissent également. Ce qui entraînera à coup sûr des impacts négatifs sur l’économie, sachant que la grande majorité des recettes fiscales et douanières du pays proviennent des entreprises et de leurs salariés également consommateurs. La population attend des mesures concrètes.

Mparany

 

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