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Madagascar il y a 100 ans

Une réunion importante du commerce Majungais (2)

(Suite et fin.)

Parmi les autres sujets discutés, citons encore le riz. On a demandé, dans cette réunion, que le cours du paddy soit fixé pour un an à 125 francs la tonne et à 340 franco bord Majunga afin d’éviter que les achats de l’administration ne provoquent une hausse toujours injustifiée.

Cette activité du commerce majungais ne peut avoir que d’excellents résultats. Comme l’écrivait notre collaborateur Rondet Saint, il n’y a qu’à savoir vouloir. Espérons que cette intéressante réunion sera suivie de beaucoup d’autres et que cet exemple sera imité ailleurs.

La réquisition des travailleurs à Madagascar

Le gouverneur général de Madagascar vient de prendre une mesure que nous ne saurions trop applaudir parce qu’elle répond depuis longtemps à une nécessité. Elle s’applique aux travailleurs civils qu’on répartira entre les chantiers sous la direction des colons européens.

On estime que deux cents journées de deux cent mille hommes permettront de cultiver et de récolter assez de riz pour charger deux cent cinquante navires.

De la coupe aux lèvres

Nous avons annoncé que Madagascar avait affrété un bateau japonais pour charger 40 000 balles de riz et nous avons même mentionné l’enthousiasme que les colons de la Grande Île manifestaient à l’idée qu’ils allaient être ravitaillés par leur «premier affrété». Une correspondance de Bourbon nous apprend que ce navire japonais a dû arrêter son chargement pour entrer en cale sèche et réparer ses avaries.

Espérons que ce retard, s’il est exact, sera de courte durée.

Le tourisme aux colonies

Le Journal officiel de Madagascar a publié un arrêté aux termes duquel les conducteurs d’automobiles de l’Administration, transportant des bagages, marchandises ou colis postaux, sont autorisés à donner la remorque aux voitures particulières en détresse chaque fois que leur chargement le leur permettra, moyennant une taxe de 1 franc au kilomètre.

Cette mesure a été prise sur la demande de l’Automobile-Club de Madagascar afin de développer le tourisme sur les routes de la Grande Île, car beaucoup d’automobilistes hésitaient à se mettre en route, par crainte de la fâcheuse panne. Il en sera tout autrement désormais puisqu’ils savent pouvoir être secourus.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

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