Flash
Préc Suiv

Des excuses pour s’accrocher au pouvoir

Des excuses pour s’accrocher au pouvoir

Pour être arrivé une minute de retard durant une séance de questions réponses au Parlement britannique, Lord Michael Bates a déposé sa démission, qualifiant son acte de « honteusement scandaleux ». Une démission qui a été évidemment rejetée. Rob Porter, secrétaire du personnel de la Maison blanche a également démissionné pour des « allégations » de disputes conjugales de ses deux ex-femmes. Tous deux s’avèrent pourtant être des personnes de confiance et sans antécédent dans leur fonction. Du m’as-tu vu ou réellement une question d’éthique? La réalité en est tout autre à Madagascar. Des hauts responsables sont soupçonnés de corruption, de trafic en tout genre et récemment encore de manipulation au niveau des marchés publics, mais pas un seul n’a démissionné. Un Premier ministre avait même créé la polémique autour de sa démission.

En fait, personne ne veut démissionner. Serait-ce un signe de faiblesse, de culpabilité ou serait-ce tout simplement de l’entêtement ? Il est rare qu’un haut fonctionnaire dépose sa démission pour une faute et même pour des allégations à son encontre. Au contraire, à chaque fois qu’une accusation est fondée, on cherche immédiatement des excuses, bien qu’elles soient toutes aussi ridicules qu’insensées Au fait, il espère faire oublier l’incident rapidement en le cachant avec un fait nouveau tout aussi honteux. Voilà une des spécialités de l’administration malgache. On comprend mieux l’expression « Qui s’excuse s’accuse ». On passe son temps à trouver des excuses pour s’accrocher à son poste. D’un autre côté, cela pourrait être compréhensible vu le taux de chômage enregistré ces derniers temps. Alors qu’en est-t-il de la misère vécue par le peuple comparée aux divers avantages offerts dans l’administration ?

Tahina Navalona

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique