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Sécurité juridique des investissements : une situation toujours préoccupante

Le secteur privé reste préoccupé par rapport à la sécurité des investissements à Madagascar. Cela en dépit des efforts entrepris par le pouvoir en place pour améliorer l’environnement des affaires dans le pays.

A l’occasion d’un atelier sur la restitution de l’Etude de l’opportunité de l’adhésion de Madagascar à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (Ohada), hier à Anosy, Elise Alexandrine Rasolo, ministre de la Justice et garde des sceaux a énuméré au moins cinq lois liées à la justice commerciale pour justifier les réformes apportées dans l’environnement des affaires. Seulement, l’application des ces texte est toujours à la traîne, constate le secteur privé.

Pour le Groupement des entreprises de Madagascar  (Gem), la recrudescence de la corruption  dans le système juridique Malgache est un réel fléau pour la sécurisation des investissements à Madagascar. Une situation qui nuit largement à l’environnement des affaires dans le pays.

Manque de confiance

«Le manque de confiance dans le système juridique et judiciaire à Madagascar a de graves conséquences qu’on a pu constater une rébellion  des citoyens contre le système judiciaire. Les Malgaches ont adopté eux même des solutions, qui ne sont pas acceptables certes, mais  la réalité est telle qu’elle est. La justice populaire fait des ravages dans notre pays malheureusement», a avancé Noro Andriamamonjiarison, présidente du Gem pour illustrer cette faille dans le système juridique malgache.

Pour cette femme d’affaire, la mise en œuvre de nouvelles solutions s’avère nécessaire.  «Quand on a essayé plusieurs solutions pendant cinquante ans et qu’on a pas obtenu des résultats, à un moment donné, il faut oser prendre  d’autres solutions pour améliorer la compétitivité des entreprises, attirer plus d’investisseurs et sortir Madagascar de la pauvreté», a-t-elle enchaîné.

Voilà pourquoi le Gem sollicite vivement l’intégration de Madagascar à l’Ohada actuellement. Une initiative qui pourrait garantir la sécurité juridique des investissements dans le pays. A noter  que l’étude de l’opportunité d’adhésion de Madagascar à l’Ohada bénéficie de l’appui de l’Union européenne à travers le Programme d’appui à l’emploi et à l’intégration régionale (Procom).

Mais force est de constater que l’idée d’intégrer l’Ohada ne fait pas l’unanimité auprès de toutes les parties prenantes et cela malgré toutes les opportunités qui s’offrent à Madagascar.  «Des réticences à l’égard de la souveraineté sont constatées. Cependant, le secteur privé est ouvert au débat pour l’amélioration de l’environnement des affaires», a conclu la présidente du Gem.

Riana R.

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