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Insécurité généralisée : lettre de doléances du secteur privé

Insécurité généralisée :  lettre de doléances du secteur privé

Le secteur privé a déposé hier une lettre de doléances auprès du ministère de l’Industrie et du Développement du secteur privé (MIDSP). En fait, les operateurs demandent à ce que l’insécurité généralisée soit pris en compte dans le dialogue public-privé. Et plus encore, que l’administration s’engage à prendre des mesures.

Les chefs d’entreprises et leurs salariés ont d’ores et déjà manifesté publiquement leur grande inquiétude et leur colère face à une situation devenue intolérable : l’insécurité généralisée et grandissante. A cet effet, les membres du secteur privé unissent leur voix pour tirer, une fois de plus, la sonnette d’alarme, face à la multitude d’obstacles freinant l’entrepreneuriat et l’investissement dans le pays.

«Quand nous parlons d’insécurité, il ne s’agit non seulement pas des kidnappings qui ciblent en priorité la communauté d’affaires ainsi que leur famille. Nous voulons également parler de l’insécurité dans sa généralité car toutes les nationalités ne sont plus épargnées, même les jeunes enfants», a fait savoir Noro Andriamamonjiarison, président du groupement des entreprises de Madagascar (Gem) à l’occasion de cette rencontre avec le ministre Armand Tazafy en tant que président du Comité pour le Dialogue publics-privé.

L’Etat mis au défi

En effet, avec le soutien de la société civile, le secteur privé demande que l’Administration reconnaisse la gravité de la situation et qu’elle s’engage à prendre les mesures qui s’imposent dans les meilleurs délais, afin de rétablir la sécurité et la confiance dans le pays. «Nous demandons de ce fait à ce que le sujet de l’insécurité généralisée soit pris en compte dans le dialogue public-privé…», a-t-elle soulevé.

A l’issue de cette rencontre, le ministre a fait part que cette lettre sera transmise et soumise au prochain Conseil des ministres. Quoi qu’il en soit, suite à leur déclaration commune publiée le 19 janvier dernier, les membres du secteur privé mettent l’Etat face à ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

Arh.

 

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