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Hajo Andrianainarivelo : «la réconciliation doit se faire dans le respect des lois»

Hajo Andrianainarivelo  : «la réconciliation doit se faire dans le respect des lois»

A l’instar des rencontres avec les autres acteurs politiques, le CFM a rendu visite au président national du parti MMM, Hajo Andrianainarivelo. Ce dernier a insisté sur une réconciliation en respectant les textes en vigueur.

Sans détour, comme à son habitude, le Président national du parti «Antoko Malagasy miara-miainga» a fait savoir que «Le MMM adhère à l’initiative pour la réconciliation nationale mais cela doit se faire dans le respect des lois, de tout un chacun. Les Malgaches doivent être traités sur le même pied d’égalité à ce propos. La réconciliation nationale est indispensable», a déclaré Hajo Andrianainarivelo, ancien vice-premier ministre en charge de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, hier, à Ampefiloha, en marge d’une rencontre avec les membres du Comité du Fampihavanana malagasy (CFM).

Et lui d’ajouter, «Si l’on veut vraiment une réconciliation durable, il faudrait suivre la voie de la légalité, mais pas à travers d’autres moyens. Pour le MMM, tant qu’il n’y a pas de respect des lois en vigueur dans le pays, de la part des responsables étatiques, ce qui est loin d’être évident .il n’y aura pas de place à la réconciliation».

Bouclier

S’abstenant de citer des noms, l’ancien candidat à la magistrature suprême met, d’une part, les «réconciliateurs» devant leur responsabilité dans la mise en œuvre de ce processus dans le respect des textes en vigueur et, d’autre part, les acteurs politiques qui estiment que la réconciliation devient une «porte de sortie»  par rapport à des actes illégaux accomplis dans le passé.

En effet, il apparaît que, ces derniers temps, des personnalités condamnées par la justice veulent utiliser la réconciliation nationale comme forme d’exutoire dans le dessein de se présenter, par la suite, comme un homme nouveau.

L’article 47 de la Loi n°2016-037 relative à la réconciliation nationale est d’ailleurs clair à cet effet. Celui-ci stipule que sont exclus du bénéfice de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide, les violations flagrantes des droits de l’homme et les atteintes aux libertés fondamentales.  Ces derniers points comprennent, entre autres, le meurtre, l’assassinat, l’empoisonnement, ou encore les exécutions extrajudiciaires.

Quoi qu’il en soit, pour en revenir à la rencontre d’hier, le président du CFM, Alphonse Maka, a indiqué que la visite s’inscrit dans l’optique d’avoir aussi des élections apaisées cette année.

«Nous sommes dans une étape cruciale. Il y a déjà des étapes accomplies, notamment l’acquis démocratique à travers l’alternance. Maintenant,  le principal défi, c’est de garder ce rythme», a-t-il fait savoir. Ces temps-ci, du reste, le CFM a multiplié les rencontres avec les acteurs politiques. Après les anciens Chefs de l’Etat, le CFM a pu rencontrer, par exemple, le numéro un du MFM, Manandafy Rakotonirina.

J.P

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