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Petite vitesse : les marchands s’insurgent

Petite vitesse  : les marchands s’insurgent

Les marchands du marché de la Petite vitesse, en particulier les occupants des pavillons en dur, ont été sommés de quitter temporairement les lieux pour cause de réhabilitation. Ils ont manifesté hier pour contester cette décision de la CUA.

Selon les manifestants, ce n’est qu’une basse manœuvre utilisée par la municipalité d’Antananarivo afin de les chasser définitivement de ces lieux au profit des gros investisseurs.

«Nous étions sur les lieux depuis 1992 et avons toujours suivi les directives de la CUA sur l’embellissement du marché, à l’exemple de transformer en dur des pavillons qui ont été auparavant en planches. Des investissements que nous avons totalement pris en charge», a indiqué le délégué des manifestants.

Lui de poursuivre que s’il y a une nouvelle réhabilitation des lieux aux normes, c’est à eux de la prendre en charge comme auparavant. «Le cas des marchands de l’esplanade d’Analakely nous a servi de leçons, où actuellement des nouvelles têtes occupent déjà les quelques nouveaux pavillons réalisés jusqu’ici», a-t-il souligné.

Surface réduite

Selon toujours les manifestants, la surface qu’on va leur attribuer après la réhabilitation du marché est réduite à 1,5 m2. D’après le nouveau plan dévoilé par la municipalité, le marché n’occupera plus que 1 500 m2. «La surface actuelle du marché de la Petite vitesse est de 6 000 m2. Au dernier recensement, notre effectif avoisine les 1 000 marchands. A qui va donc profiter la différence des 4 500 m2, or c’est nous qui avons mis en valeur les lieux depuis une trentaine d’années», s’est indignée une manifestante.

Elle a annoncé que selon la CUA, il faut déserter les lieux pendant au moins 8 mois des travaux. «Déjà, face au contexte actuel, nous peinons à joindre les deux bouts. Par quel moyen pourront-nous faire vivre nos familles durant ces 8 mois ? De plus, il y a parmi nous des marchands qui se sont engagés dans des prêts bancaires», déplore-t-elle.

Au vu de la situation actuelle, les commerçants informels ou non, subissent des pressions à la fois de la part de l’Etat, comme c’est le cas de ceux qui ont exercé aux abords du lac Anosy et de la CUA, pour les marchands de la Petite vitesse.

Sera R.

 

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