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Pêche thonière côtière : 52.000 tonnes par an pour Madagascar

Pêche thonière côtière : 52.000 tonnes par an pour Madagascar

Selon les statistiques de la Commission de l’océan Indien (COI), la capture annuelle de la pêche thonière côtière des cinq Etats membres de la commission est répartie comme suit : Madagascar (52.000t) avec près de 100.000 pêcheurs, Union des Comores (16.000t) avec 1.670 pirogues, Seychelles (3 530t) avec 30 bateaux semi-industriels, France/La Réunion (2.870t) avec 180 pêcheurs et l’île Maurice (250t) avec 300 pêcheurs.

D’après les études menées par l’Observatoire économique de la pêche et de l’aquaculture (OEPA) à Madagascar, la pêche thonière constitue la deuxième filière des produits halieutiques générateurs de devises après la pêche crevettière, à Madagascar (17% contre 57 % pour les crevettes).

Dans la foulée, la pêche aux thons est également la première source de redevances issues du secteur pêche et aquaculture, avec 10,68 milliards d’ariary, soit 81%. La valeur ajoutée totale est de 45,7 milliard d’ariary. Sous cet angle, elle crée plus de 7.000 emplois et engendre une valeur ajoutée directe de 12,1 milliards d’ariary, dont les 88 % sont des redevances de la pêche thonière étrangère, 9 % viennent de la pêche nationale industrielle et 2 % des taxes portuaires et du salaire des marins.

Premier plan d’action régional

A l’issue de la rencontre sur la pêche thonière côtière, qui s’est tenue à Maurice du 5 au 7 février dernier, un plan régional intégrant les sept pays riverains du Sud-ouest de l’océan Indien (Union des Comores, France/La Réunion, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles et Tanzanie) a été présenté. Ce plan a été élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi du secteur par le programme SmartFish de la COI, financé par l’Union européenne.

«Ce plan a pour ambition de faire naître l’esprit d’entrepreneuriat au sein des communautés de pêcheurs de ces pays (…) Cela permettra d’amplifier la part du secteur de la pêche artisanale dans les économies nationales et régionales», a expliqué Sunil Sweenarain, coordinateur du programme SmartFish.

«Cet objectif de faire du pêcheur un businessman correspond aux aspirations de la Fédération des pêcheurs artisans de l’océan Indien», a souligné, pour sa part, Hervé Raherimiamina, vice-président de cette fédération.

La rencontre organisée par le programme SmartFish s’est conclue avec l’adoption d’une déclaration commune qui reconnait la contribution concrète de la pêche thonière côtière au développement économique.

Arh.

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