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Marches publics : des scandales de surfacturation mis à nu

Marches publics   : des scandales de surfacturation  mis à nu

Le pouvoir en place est confronté  à de nouveaux scandales liés aux marchés publics. Des cas de surfacturation sur l’achat de plusieurs matériels sont mis à nu sur les réseaux sociaux actuellement.

Les documents concernant des passations de marché, comportant des sommes exorbitantes pour l’achat de quelques matériels fait par des ministères, ne sont pas passés inaperçus sur les réseaux sociaux, depuis mardi dernier.

On peut voir dans ces documents le coût de restauration des agents du ministère de l’Education nationale (Men), pendant les Jeux sportifs de l’Association omnisport inter-ministéres et institutions (Asoimi), qui atteint les 69 millions d’ariary. Ou encore l’achat de pneus pour des véhicule 4×4 par le ministère de la Sécurité publique, allant jusqu’à plus de 2 milliards d’ariary, et le coût d’entretien du même véhicule s’élevant à plus de 7 milliards d’ariary.

« Erreur de saisie » ?

Questionnée à propos de cette affaire, une source auprès de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a bien confirmé la présence de ces marchés dans le Système informatisé de gestion des marchés publics (SIGMP). Mais, elle a avancé l’hypothèse d’une éventuelle « erreur de saisie ».

« C’est le ministère concerné, concrètement la Personne responsable des marchés publics (PRMP) au niveau du département ministériel, qui introduit ces données dans le SIGMP. Et l’ARMP effectue un contrôle avant leur publication sur le SIGMP. Mais certains documents échappent quand même au contrôle », a-elle avancé.

Et de poursuivre, «des contrôles a postériori des contrats passés sont effectués. Mais l’ARMP se penche encore sur les marchés de 2015 actuellement. Les contrôles a postériori des marchés de 2016 ne seront effectués que vers 2019».

Notons toutefois qu’avant les passations de marchés, des vérifications de moralité des prix doivent être effectuées par le Contrôle financier (CF), pour identifier les offres anormalement basses ou anormalement hautes, par rapport aux prix sur le marché.

On apprend également qu’une réunion s’est tenue, hier, entre le ministère des Finances et budget et la Commission nationale de marché (CNM)  concernant cette affaire.

Rakoto

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